Moi la fois où j'ai eu le plus peur au début de ma formation, c'est quand mon jeune cowboy d'instructeur m'a fait une démonstration de décrochage sans me prévenir le moindrement du monde. Le décrochage en question était un décrochage assez intempestif d'une aile seulement avec puissance. Moi qui commençais tout juste à comprendre qu'un avion pouvait voler sans trop de danger de tomber, j'ai pensé pendant quelques instants que ma vie était finie et j'ai lâché un grand et long cri quand j'ai réalisé que l'horizon était à la verticale.
Par contre, quand j'ai compris le principe, j'ai eu beaucoup de plaisir à pratiquer les décrochages et vrilles, au point que mon cowboy devait modérer mes ardeurs. Disons qu'après 20 ans, je n'ai plus du tout la même ardeur et le même zèle, mais alors là
plus du tout.
Pour compléter l'information donnée par Olivier, l'attrappe dans la spirale, si je m'en souviens bien, c'est que l'avion, en virage serré, est presque à la verticale par rapport à l'horizon et prend de la vitesse, ce qui pousse le pilote à tirer sur les contrôles (pour réduire la vitesse), ce qui rétrécit de plus en plus le diamètre de la spirale ainsi générée, même si la puissance est réduite. Si la correction n'est pas faite à temps (remettre les ailes à l'horizontale
avant de réduire la vitesse, il y a danger de briser la structure de l'avion. Disons qu'on n'a pas envie de pousser la pratique aussi loin que pour les vrilles.
Je n'ai pas consulté mes volumes et il se peut que ceci ne soit pas tout-à-fait exact. Si c'est le cas, qu'on le dise au plus vite avant que quelqu'un soit induit en erreur.
Yvon