ttq wrote:comme d'habitude mrenaud a tranché!!!!!!!
Je savais pas que donner son avis était trancher... N'est-ce pas pourquoi les forums existent?
ttq wrote: cependant, bien que son point a de la validité il ne faut pas perdre de vue pourquoi un pilote privé embarque dans l'annotation IFR;
Je n'ai jamais dis que de faire son annotation IFR est mauvais. Loin de la. J'ai dis que voler IMC en mono-piston est à mon avis un suicide. Faut apprendre à lire
L'IFR, ca ouvre les yeux sur bien des sujets et lorsqu'utilisé correctement, ca permet à un pilote VFR d'être beaucoup plus sécuritaire.
Oubliez pas que la sécurité ne s'arrête pas aux règles, bien que c'est déjà une bonne partie. En parlant de règle, il est interdit de transporter des passagers au niveau commercial en IMC mono-piston. Probablement parce que c'est moins sécuritaire que n'importe quoi d'autre.
Voici pourquoi je crois que c'est beaucoup plus risqué. Quelques points sont reliés les uns aux autres:
1- Puissance. Il n'y a généralement pas assez de puissance pour se sortir du pétrin et d'avoir un gradient de monté qui est raisonnable, surtout lorsqu'il fait chaud dehors.
2- Relié a 1). Plafond de service de l'appareil. La plupart des avions n'ont pas la puissance pour monter au dessus de la météo. Passer 2hrs en IMC solide, ca demande extremement beaucoup de concentration. Pour répondre à une interrogation plus haut, je ne crois pas que c'est comparable au vol de nuit. VFR de nuit, tu vois les autres avions et tu n'est pas obligé de rester sur une altitude précise, une route précise et des instructions précises. Faire ces taches en IMC demande beaucoup plus de concentration qu'en vol de nuit VFR. Un avis. Je fais les deux.
3- Un seul moteur... A piston. Je n'ai pas de statistiques, mais je crois qu'un moteur a piston est moins fiable qu'une turbine. En IMC, tu perds ton moteur, tu n'as pas beaucoup d'option.
4- Givrage. Relié à 1). Si tu rencontre du givrage, tu n'as pas la puissance extra pour te tirer d'affaire, si la glace ne fond pas, et tu n'as pas de moyens de t'en défaire, autre que descendre ou monter dans l'air chaud. De plus, (relié à 3)) un moteur à piston est beaucoup plus succeptible au givrage qu'une turbine.
Les règles IFR sont simples oui. Mais le problème, c'est pas les règles, c'est l'environnement dans lequel tu opères.
A mon avis, la formation IFR pour un pilote de mono-moteur à piston est justifiable sur le fait que ca ouvre les yeux sur ce type de vol et, du meme coup, amène un élément de sécurité. En cas de pépin (météo qui tombe marginale, ca arrive, j'en convient), il est capable de faire l'approche ou encore de voler dans les nuages, sans nécessairement paniquer. De plus, ca ouvre les options meme pour les vols VFR. Il y a moyen de naviguer en utilisant les concepts appris sur l'IFR, en VFR.