Ah le fameux débat "pour ou contre" l'appauvrissement du moteur... 8)
C'est certain qu'à haute altitude ou lorsqu'il fait très chaud et que l'altitude-densité est élevée, çà peut faire la différence entre lever ou pas.
Mais en opération normale sous 5000' ASL ?
Voici le commentaire de mon mécanicien, qui a une grande expérience de l'entretien des avions en brousse:
Y'a deux genre de pilotes: ceux qui bizounnent toujours avec le mélange et ceux qui n'y touchent pas - avec les premiers, je change un ou deux cylindres dans la saison. Avec ceux qui n'y touchent pas, je ne fais que changer l'huile !
Il me faisait remarquer que sur les petits moteurs, spécialement ceux à basse compression, l'essence est un élément clé dans leur refroidissement ! Quand vous appauvrissez, vous augmentez la température, donc l'usure. Point intéressant, sur plusieurs machines comme les 140, l'ajustement de mélange est souvent même désactivé !
À moins d'avoir un EGT/CHT pour chaque cylindre, ce qui entre-nous est un peu ridicule sur une petite machine, à moins d'aimer les gadgets, il est facile de trop appauvrir. Pis le temps que vous passez à regarder vos cadrans, bin vous le passez pas à regarder dehors !
Et je ne parle même pas du débat encore plus grand sur l'appauvrissement avant ou après le "peak" ou "Lean of Peak" comme ils disent aus USA !!!
Si le sujet vous intéresse:
http://www.ballyshannon.com/baroneduc.html
Vous remarquerez qu'on y parle de moteurs 6 cylindres à injection pourvus d'injecteurs GAMI et de tableau de bord assez évolué... Plus pour des appareils de la gamme des 185, Mooney et autres.
Bonne lecture !
Michel C-GNCJ