Le lendemain matin de la tragédie, j’étais dans le stationnement de « Nadeau Air Service » et je ne comprenais pas pourquoi les bureaux étaient fermés puisque je devais m’envoler pour un vol voyage vers St-Georges avec un appareil de l’entreprise (C-172). Finalement, en croisant dans le stationnement un pilote de l’école, j’apprenais la mauvaise nouvelle … j’étais totalement sous le choc ! Une situation irréelle pour moi, pas M. Nadeau… pas avec ses 18 000 heures de vol derrière la cravate ?
Il s’agit d’une situation incompréhensible pour moi car M. Nadeau mettait tellement l’accent sur la sécurité !!
À quelques reprises, j’ai côtoyé M. Nadeau dont le 20 septembre dernier là, où j’ai eu la chance de passer mon examen en vol avec ce dernier. Et je dis bien « avoir eu la chance » car ce n’est pas à tous les jours que l’on peut voler avec un pilote avec autant d’heures de vol. Pour moi, c’était un honneur. Je peux vous dire que ce dernier avait le tour de nous mettre à l’aise même pendant ces moments un peu stressants - examen.
Même avec ses milliers d’heures de vol, M. Nadeau - cette légende de l’aviation, demeurait totalement humble - il a su rester les deux pieds sur terre.
Effectivement, je crois que le monde de l’aéronautique vient de perdre un excellent aviateur, un pilote passionné et généreux, mais surtout un grand Homme.
De son côté, Bernard… ce pince sans-rire, que je croisais de temps à autre, était selon moi un mécano hors pair.
Vous allez nous manquer messieurs !
Mes plus sincères sympathies à Linda, Gaétan et aux familles Mailloux et Fournier.
Evans
