Merci.
Encore quelques journées à la base, on devrais descendre l'appareil à Amos samedi, puis on démonte les quais et je reviens au sud.
Mardi ou mercredi prochain au plus tard.
J'ai vraiment bien aimé ma saison.
La déception de ne pas avoir eu mon appareil en début de saison s'est transformé en défit et en pression que je devais passer ou casser...
La marche est alors devenue très haute, graduer d'un ptit CA 2 places au légendaire DHC-2 Beaver. Bien sur, certaine expériences sur du 185-206 Tundra ont pesé dans la balance, mais pour les assurances et pour un employeur ce n'est plus le temps de jouer.
Lors de mon entrevue, certains points marquant ont ressortis:
Mon expédition à Kuujjua, mon ferry à Sun & Fun et à whitehorse en Tundra.
Le retour du BC en 140, mon annotation twin....
Tous ces vols comme PIC aux commandes de différentes machines, dans différentes régions et dans des conditions de météo parfois difficile ont fait pencher la balance en ma faveur.
Malgré tout, Dave acceptais un fort risque en prenant un Newbie sur sa grosse machine dans son environnement aux nombreux pièges.
De mon coté, pas de deuxièmes chances l'entraînement ne serait pas éternel.
Finalement, par quelques bons reflexes et surtout grâce à un esprit d'analyse
et de décision rapide, je pus tirer mon épingle du jeu et ainsi gagner cette place tant convoitée que celle d'être PIC de Beaver.
Mais derrière ce pilotage d'une machine historique, se cache une charge de travail manuel qui saurait en décourager plus d'un, le Beaver ne se laisse pas gagner facilement, il ne partage ses heures qu'avec ceux qui accepeterons de travailler aussi fort que son gros radial.
Mon plus gros défit en cours de saison fut de ne pas planter la machine, plus la saison avançait , moins d'eau il y avait dans les rivières déjà peu profonde..
L'habileté augmentait mais le niveau de difficulté suivait de proche, la météo toujours dans les minimums qui nous surveille de très près.
Ouff, la dernière semaine dans le verglas, la brume matinale, le frimas sur la machine, la glace sur les lacs...le Beaver sentait la fin arriver et il ne voulais pas que son pilote relache la tension.
Et voilà, le dernier amerrissage correctement exécuté de fait.
Yééééé.
Bientôt je reviens au sud chez moi, j'ai beaucoup de temps à reprendre.
Mais je serai de retour cet hiver pour un nouveau défit sur Wheel-skis, avant de reprendre une autre saison.
J'espère bien vous avoir divertis en vous documentant une petite partie de mon quotidien de pilote de brousse, de pilote de DHC-2 Dehavilland Beaver.
Mon respect le plus fort à tous ceux qui ont travailler au cours de leur vie sur ces merveiulleuses machines. Dur labeur récompensé par un ronronnement puissant et réconfortant.
A suivre
Bob
Qui ne s'est assis que 2 minutes durant toute la saison...
