Quand j'avais 8 ans environ, mon père m'amenais avec lui faire du saut en parachute, si je me rapelle bien, c'étais à St-Sébastien dans le coin de Venise en Québec. À cet àge, j'aimais déja tout ce qui étais mécanique ou électrique. À la fin de la journée, ils nous amenais mes soeurs mon frère et moi, faire un tour dans l'avion servant aux parachutistes. On étais à genoux car l'avion ne possédais que les deux sièges avant. J'étais beaucoup plus attentionné par ce que le pilote faisait qu'a regarder dehors lors du décollage et de l'atterrissage
Par la suite, mon père m'avais acheté un avion avec un petit moteur Cox .049 pc contrôlé par câble. Je n'ai jamais réussi à faire démarrer le moteur mais je me suis tout de même amusé avec cet avion a essayer de faire démarrer ce foutu moteur. Après quelques années, j'ai connu des gens qui volait ce genre d'avion qu'ils construisait eux même et la passion à continuer à évoluer.
Je ne voyais plus mon père depuis plusieurs années donc plus de contact avec les vrais avions. J'aurai bien aimé continuer à aller le voir sauter en parachute et le regarder décoller dans cet avion qui selon moi, étais un Cessna 206 mais je ne suis pas certain, d'ou viens mon attachement pour les Cessna, ils ont été les premiers dans ma vie d'enfant et je trouvais cet avion très beau.
La passion était la mais en état de veille jusqu'a ce que j'atteinde environ 35 ans. J'avais un commerce à St-Jean sur Richelieu et j'allais souvent voir les avions voler. Juste à les regarder et j'étais comblé. J'ai décidé une bonne journée de m'offrir ce qu'ils appèlent "pilote d'un jour". La j'ai fait une gaffe monumentale. Essaie de t'en passer par la suite maudit innocent

(c'est ce que je me suis dit les semaines suivantes). Je n'avais pas les moyens financier de commencer mes cours, les enfants étaient très jeune, la maison, le commerce etc, pour plusieurs d'entre vous, ça été la même chose.
A ce moment la j'ai connu Alban Marcoux, un homme de St-Jean-sur-Richelieu, ancien pompier et c'est lui qui m'a appris à voler les avions téléguidés. Ça au moins j'en avais les moyens et ça me permettais d'assouvir mon désir de voler. Même si je n'étais pas dans l'avion, j'avais le plaisir de le voir voler et de le contrôler moi même, je volais

Ensuite viens l'hélicoptère téléguidé qui me donnais encore plus de stress et de plaisir mais faut croire que l'un ne va pas sans l'autre.
En 2003 un de mes amis commence son cours chez Grondair. Il n'en faut pas plus pour que le goût de suivre mon cours me reprennent. Je n'ai pas vraiment l'argent pour ça spécifiquement mais j'ai tout ce qu'il nous faut, travail, maison, auto, la santé et une belle famille. Si je ne commence pas maintenant, quand est-ce que je pourrai le faire sans nuire à rien d'autres ? quand il sera trop tard ? C'est maintenant ou jamais, ça fait que ça débuté à ce moment la. Huit mois plus tard j'avais mon brevet de pilote privé en poche que m'avais permis d'acquérir mon regretté instructeur Yves Giguère. Il me faisait penser à mon père, il avais été militaire comme lui et il me prennais par la main pour me guider dans cette aventure que j'aurais tellement aimer montrer à mon père que j'avais atteint mon but dans la passion qu'il m'avais fait développer quand j'étais jeune. Malheureusement, jamais il ne le saura car j'ai appris cette semaine qu'il était décédé le 8 avril 2000.
Bon maintenant j'ai mon brevet, il faut s'en servir. J'ai pas mis 10,000$ la dedans pour rien. On s'est acheté un hangar à St-Victor avant de chercher un avion. Un brevet, un hangar, il manque qu'une seule chose, un avion. Ma femme et moi on s'est mis à la tâche et on à accouché de C-GEEU après un an de travail à le restaurer.
Toute cette aventure n'aurais probablement pas eu lieu sans les encouragement de ma femme Claudette. Elle m'as toujours encouragé dans mes démarches même si parfois ça été plus difficile mais on y est arrivé.
Ça coûte combien tout ça ? Je vous dirais que je m'en fait pas avec ça et que probablement que je dépenserait quand même mon argent dans des futilitées qui ne m'apporterais pas le plaisir que j'ai avec notre avion. Bien entendu nous y allons selon nos moyens mais je n'analyse pas les dépenses outre mesure sinon, possiblement qu'on finirais par se décourager d'investir dans cette passion.
Notre argent, on ne l'emportera pas au paradis, aussi bien s'en servir de notre vivant, surtout qu'on possèdes la santé pour le moment. On verra plus tard mais pour l'instant, je vis mon rêve d'être comme un oiseau et de voir notre planète sous un autre angle. Ce qui me rend encore plus heureux c'est de voir que cette passion à été transmise à ma fille qui à 18 ans, possédais son brevet de pilote privée. J'aurais bien aimé que cette passion soit aussi transmise à mon fils mais bon, on en peut pas demander à nos enfants d'aimer la même chose que nous
Jacques3012