Aujourd'hui, dernière leçon sur les urgences. Mais avant ça, il faudrait peut-être pouvoir décoller

Départ de Spencerville avec des éclaircies, arrivée à Gatineau avec les flocons

Et ben voyons, j'ai l'impression d'avoir changer de planète

Pas de problème qu'on se dit, il y a déjà un long briefing à faire ce qui donnera le temps au temps de se dégager. On s'en va ensuite sortir la machine du hangar, on s'installe, on fait la check list, on démarre le moteur, le rotor tourne et là............., tempête de neige

On attend quelques minutes et la tempête n'a pas l'air d'aller se faire voir ailleurs

On arrête tout, on remet l'hélico dans le hangar, on attend un autre 5-10 min et......aaaah, enfin, ça se dégage. On ressort l'hélico et on s'en va pour nos urgences
L'avantage avec des météos comme celle-là, c'est que j'ai appris à décoller et atterrir sur la glace (facile avec des patins

) Il faut travailler plus sensible avec la machine mais ça se fait bien surtout si ce n'est pas très glissant. Ça doit surprendre pas mal d'atterrir sur une suface complètement gélée-miroir, ça doit spinner pas à peu près

Est-ce que c'est déjà arrivé à l'un d'entre vous?
Je me fais toujours autant de plaisir avec mes décollés (j'aime cette sensation de la décoller doucement) et je bataille de moins en moins avec les posés.
Puis départ pour travailler les urgences en cas de panne de rotor de queue. (ah, deuxième avantage d'une météo comme celle-ci........les avions sont restés au sol

). Ok, je disais donc, panne partielle du rotor de queue, ce qui veut dire que le rotor de queue tourne toujours mais reste coincé dans une certaine position ce qui a pour effet que tu n'es plus capable de bouger tes palonniers. Je ne sais pas comment marche un avion mais j'ai l'impression qu'avec un hélico, il y a toujours moyen de moyenner

La procédure est....chéquer la cabine pour au moins être sûr qu'il n'y a rien de coincer dans les palonniers (le sac à main de la petite madame à côté de toi ou la canne à pêche d'un mente.. euh, d'un pêcheur), prévenir les passagers pour éviter la panique, se tenir à au moins 500ft AGL, faire face au vent, carb heat OFF, ralentir la vitesse à env. 20-30kts pour finir en stationnaire. Il faut centrer la bille avec le collectif et noter à combien est la PA pour savoir si ta PA a augmenté ou diminué par rapport à ta PA en stationnaire avant ton circuit. Puis il faut reprendre de la vitesse. Et c'est d'après ta PA que tu sais si tu as une pédale de puissance ou de non puissance. Si tu as une pédale de non puissance, il faudra faire ton approche haute, si tu as une pédale de puissance, il faudra faire ton approche basse. Mais le plus drôle dans l'histoire c'est que ton approche se fait en crabe (et non les patins dans l'axe de la piste) et ça c'est toute une sensation, c'est comparable à ce qu'on fait quand on court pour ensuite glisser sur la glace, on n'a pas les pieds dans l'axe de la course mais de travers. C'est la même chose mais en-dessus du sol

Là, il faut que tu t'arrêtes comme en stationnaire et si tu as une pédale de puissance, il faut d'abord tirer le collectif pour remettre les patins dans l'axe puis réduire les gaz pour atterrir et pour une pédale de non puissance, c'est le contraire, il faut réduire les gaz pour remettre les patins dans l'axe et travailler avec le collectif pour atterrir. (Ouf, j'espère que je ne me suis pas trompée

)
Je vous ai perdu en cours de route? Ne vous inquiétez pas, moi aussi je me suis perdue à quelque part
Et comme d'habitude, on a fini avec les urgences depuis le stationnaire. Ce qui m'a permis de m'amuser avec les décollés
En tout cas, ça fait 6 semaines que je prends des leçons et je vais toujours de surprise en surprise avec le pilotage de cette belle machine. J'ai l'impression d'avoir fait le tour et hop, une autre petite combine à apprendre. Ça promet pour la suite
Martine
qui grignotte toujours plus le bâton pour atteindre la carotte 