Bonjour tous
Paul, on a suivi a peu près le chemin que tu décris à peu de chose près.
Californie, Arizona, Nouveau-Mexique, Oklahoma, Kensas, Missouri, Indiana, Ohio, Pennsylvanie, New-York et Québec.
Nous avons fait, je ne sais plus combien d'arrêts pour l'essence, mais la majorité était des étapes d'environ 300 milles nautiques. Va falloir que je compte les factures
Bon, on est parti de L.A. un peu plus tôt que prévu vers 12:PM le 16 fév. Y'a du traffic en simonac dans ce coin là, et finalement on est sorti de la grande ville et avons survolé les régions ravagées par le feu l'an passé à l'est de L.A. Puis on est entré dans le désert aride, et de 100 pieds d'altitude du terrain en ville, on est rapidement passé à 8000 pieds pendant un sacré bout de temps. Magnifique, mais désertique, désolant. Ça ressemblait aux Torngat, pas d'eau pas de neige. Mais il a commencé à faire froid tout suite, une température en dessous du point de congélation qui n'a cessé de baisser tout le temps à mesure qu'on continuait vers le Nord-Est sur un cap 060. Le soir venu, nous étions au milieu de Nowhere, un endroit qui s'appelait Snowflake à 6000 pieds d'altitude. Y'avait pas un grain de neige cependant, mais la place se revangeait sur le mercure. Le lendemain, on a redémarré et volé jusqu'au coucher du soleil, jusquà Ottawa (Kensas

) (Je vous le dis parce que quand j'ai dit a ma blonde le soir au téléphone, que j'étais rendu a Ottawa, elle a fait un sacré saut) Mais au petit aéroport d'Ottawa, tout était fermé, il faisait -16°. J'ai failli perdre les oreilles en courant d'un bord et de l'autre de l'aéroport à pied. On ne pouvait plus utiliser l'hélicoptère, pas assez d'essence.... On a fini par avoir un taxi, le seul de la place et on s'est rendu à l'hotel en grelottant méchamment. Le lendemain, faisait -19, on avait pas d'essence, et l'hélico dehors était impossible a faire démarrer par ce froid (-29 avec le facteur vent, j'sais bien que le moteur le sais pas, mais moi je l'oublierai jamais). On était dans la schoutte ! On a fini par trouver le gars de l'aéroport et un autre employé de Dodson aviation qui refait des gros avions à cet endroit. On a réchauffé le R44 à l'intérieur et on est reparti, avec 2 heures de retard sur notre horaire. Quelques arrêts plus tard, on croyait bien pouvoir rentrer de nuit à Dorval, mais vers 7 heures, on tombe dans une tempête de neige. Visibilité pas bonne pantoute provoquée par des averses de neiges en raffales sur le bord du lac Erié. On a donc passé la nuit là, et remisé l'hélico en hangar (150$ US

). Ce matin, redépart, météo marginale dans la neige, visibilité de pas bonne à très pas bonne, puis à nouveau le soleil jusqu'à Dorval à 12:30 PM. Fiou ! (22 heures de vol)
Une belle expérience, sauf gastronomiquement. Me souviens pas de mon dernier repas qui a eu de l'allure. On mange-tu mal dans ce pays !
Bilan, je suis bien content, et j'ai perdu sûrement quelques livres. Cette machine fonctionne merveilleusement, et l'hydraulique est une bénédiction du ciel.
Vous avez vu dans le message précédent ma machine dans sa robe de voyage de noces. Elle change de robe demain, et prendra un petit air de déjà vu sous peu.
Bye
Gaston