C'est une question qui me préoccupe également.
J'observe deux règles principales, la première Olivier l'a donnée, ne jamais voler aux altitudes principales telles que 2000, 2500 ou 3000ft mais toujours 1700 2200 ou 2700 ft (évidemment si on fait tous ce truc ça ne sert plus à rien

). Au dessus de 3000ft je vole à 7500 ou 8500 ft qui est moins fréquenté que les 4500 5500 et 6500 ft.
J'autre règle, c'est d'éviter à tout prix de voler à la verticale de VOR's. D'abord c'est un point de concentration du traffic, mais pire encore, il y a de bonnes chance que le pilote à ce moment là ait la tête dans ses instruments.
J'ai volé beaucoup plus en Floride qu'au Québec, et ce que j'ai toujours apprécié là-bas c'est le "Flight following" qui est offert en espace aérien non controlé. Sur demande, tu as un contrôleur qui regarde par dessus ton épaule pendant tout le vol, et c'est une aide très appréciable. Dans les endroits isolés commes les Everglades ou les Keys, il faut voler à un altitude minimum radar de 4000 ou 5000ft pour profiter de ce service.
Quand j'ai commencé à voler au Québec, ça me manquait un peu mais il faut dire qu'ici il y a beaucoup moins de traffic (ce qui est un arme à double tranchant car on a tendance à faire moins attention).
Un jour en Floride le contrôleur m'a annoncé un traffic à 3 milles qui ne lui parlait pas. Pas visible. Traffic 2 miles. Pas visible. Traffic 1 mille (voix tendue). Pas visible, j'entame une descente. Aussitôt, je vois l'avion bouger dans mon champ de vision. Jusque là, il était totalement immobile ce qui voulait dire en course directe pour une collision. Depuis, je ne me suis jamais passé de ce service aux USA.
L'autre bonne méthode ici c'est d'être rigoureux pour rapporter sa position fréquemment sur 126.7. Il y en a beaucoup qui ne se donnent pas cette peine, mais au moins la plupart écoutent (j'espère).
--Luc[/b]