Bien humblement, et plus pour élaborer chacune de tes questions, mes réflexions:
Aigleca wrote:
. Mettre à terre le bidon avant le remplissage,
Ton avion est isolé de la terre par ses pneus. Il pourrait y avoir encore un différentiel de tension entre le bidon (la terre) et l'avion. Mais c'est certain que c'est mieux que rien: transporter le bidon vers l'avion, en le frottant sur ses pantalons, risque fort de le charger en électricité statique. Le déposer à terre, un dix minutes, fera peut-être l'affaire. en tout cas, c'est mieux que rien.
Aigleca wrote:
. Faire toucher le bidon et l'avion avant le remplissage,
La meilleure affaire ! Mais pas seulement une minute. Le bidon de plastique est terriblement isolant, ça peut prendre une quinzaine de minutes pour que la charge statique de l'essence se mette au niveau de l'extérieur du bidon. Le laisser sur l'aile un bon momont.
Aigleca wrote:
. Installer un fil entre le goulot du bidon et l'avion,
Ca ne fera pas mieux que de le déposer sur l'aile. La surface du dessous du bidon est meilleure qu'une petite surface du contact du fil
Aigleca wrote:
. Presqu'immerger le bidon à l'eau avant le transvidage
C'est le temps qui compte. Avec un bidon de métal, la mise à la terre est immédiate. Avec un bidon de plastique non-conductif, c'est le temps qui permets de dissiper la charge statique. J'ai déjà vu des bidons noirs, le plastique était dopé avec un peu de poudre de graphite, pour permettre le passage de l'électricité. Les entonnoirs de plastiqe approuvé aviation sont aussi faits avec du plastique conductif ( chargé de graphite ). Mais je ne les ai pas revu depuis 5 ans. J'imagine que ce n'était pas facile de mélanger le plastique et le graphite et garder une bonne solidité.
L'idée, c'est d'éviter le principe du briquet BIC. Dans un briquet BIC, on envoie une étincelle dans une atmosphère inflammable. Le feu pogne. C'est ce qu'on fait avec un bidon dont l'essence est chargée à un niveu différent de l'avion. Quand on approche le bec verseur, il va se provoquer une étincelle entre l'avion et l,essence qui arrive. Mauvais. On réinvente le briquet BIC.
Dans un hangar, oü il n'y a pas de vent, c'est certain que l'atmosphère au goulot est bien chargée en vapeur d'essence. Il ne manque que l'étincelle.
Louis