Je me suis levé vers 5h pour préparer mon vol qui était prévu pour 7h local et refaire ma planification puisque qu'il prévoyait des vents de 30 kts de l'ouest
À part des bancs de bruine entre Rimouski et Ste-Anne des Monts, le vol s'est bien déroulé vers Beloeil, malgré les fameux vents de face de 30 kts jusqu'à Québec. Ce qui m'obligea à m'arrêter à Victoriaville, puisque selon Cielquébécois, c'est là que l'essence était le moins cher
Nous arrivons donc à Beloeil et j'en profite même dans mon attente pour me rendre à Lachute voir ma soeur et avoir le plaisir d'y rencontrer JP de Blainville. Mon retour de Beloeil s'effectue à 20h30 pour Ste-Anne des Monts. Pendant le vol, je m'aperçoit à une certaine période, un peu avant Québec que j'ai une période de bâillement très intense, mais rien ne m'indique de fatigue.
Par contre, dans la région de Rivière-du-Loup, je commence à sentir mon corps qui fatigue... à avoir des "feelings" bizarre quand je bouge la tête... mais en aucun temps, je ne m'endors et ne ressent la fatigue. Je garde pourtant en tête que ma journée est énorme (n'étant plus habitué de voler autant), que je peux ne pas m'endormir tant que je "scanne" mon tableau de bord et le traffic extérieur (principe de base sur la conduite préventive automobile)... Je commence donc à songer de laisser faire mon dernier leg (Ste-Anne des Monts - Rimouski) et coucher à Ste-Anne! Mon atterrissage en ce lieu... accidenté... venteux... me confirmera mon choix, car la fatigue non ressentie jusqu'à présent, s'est très bien fait sentir à l'atterrissage. AYOYE!!! Réflexes beaucoup plus lents, jugements erronés, etc.
J'ai reçu à ce moment toute une leçon d'humilité... J'ai également appris que même si nous ne ressentons pas les effets de la fatigue, elle nous démontre très bien sa présence au moment le plus demandant du vol : l'atterrissage!
Finalement, après ce semblant d'atterrissage vers 00h20 local, j'ai vraiment sorti mon sac de couchage pour m'allonger sur un banc du terminal et je suis redecollé vers Rimouski à l'aurore... dans un état beaucoup plus sécuritaire
Patrick









