Merci tout le monde, vous êtes super !
Un petit récit de mon test en vol.
Au moment de me diriger vers la piste, il y avait un tracteur devant moi en attente de récupérer des objets sur la piste, un Cessna (oui, un vrai) sur ma droite qui faisait des circuits avec des passages bas, deux parachutistes juste en-dessus de moi et encore plus en-dessus....... un Hercule qui faisait des passes en vu de se poser

Ouais, ça commence bien le test. (Faut dire qu'à Gatineau, c'est généralement assez calme surtout avec une telle météo).
Je ne sais pas comment était la météo chez vous hier mais à Gatineau elle n'était pas géniale

Plafond 2000ft
On s'en va donc direction Val-des-Monts (point de départ de ma nav) à 1500ft mais j'ai grand peine à le distinguer. On décide de descendre à 1200ft parce que le plafond est misérable et des bancs de nuage nous passent devant le nez. On n'a pas fait 10mn qu'on s'est retrouvé face à un mur. Le testeur me demande quelle décision je vais prendre et je lui dit que je vais virer à droite pour trouver un coin dégagé. Très bien. Je vire donc et on réalise que tout est bouché, je continue donc de virer pour me retrouver sur mon point de départ qui est Val-des-Monts (le vol se fait même à 1000ft tellement c'est so-so). On décide de dérouter contre Mayo qui se trouve plus à l'Est. Je n'aurais jamais pensé que je ferais un déroutement "live" lors de mon test en vol. Alors que j'appelle la tour pour dire que je me dirige contre Mayo, je passe en-dessus d'une ligne à haute tension et le monsieur de la tour me dit "C'est facile de se rendre à Mayo, il suffit de suivre la ligne à haute tension !" et le testeur de rajouter "il est sympa le monsieur de la tour, il te donne la réponse pour le déroutement". J'ai donc suivi la ligne à haute tension puis la route qui mène à Mayo. Le testeur a été très sympa. A aucun moment je me suis sentie "testeur vs élève" mais plutôt "pilote et co-pilote" pris dans la même météo misérable. A partir de là, je savais que mon test serait "agréable" à passer.
J'ai fait une zone restreinte avec une panne simulée au moment de ressortir de la zone. Puis j'ai eu une panne surprise que j'ai bien gérée. Du vol aux instruments sans problème et un virage à grande inclinaison qui s'est déroulé tellement bien que j'ai été très fière de moi. La vitesse et la hauteur n'ont pas bougé d'un péclot. Je n'avais jamais réussi un virage si beau

J'ai fait aussi un posé-décollé sans stationnaire, un terrain en pente, une panne en stationnaire et deux autorotations. Une s'est bien déroulée, l'autre, mon flare n'était vraiment pas folichon
Voilà pour les récits en R22. L'aventure se poursuit en R44 et probablement en Hughes 300. Je vais aussi tester l'élingue (enfin!!!!).
@ Théo. Pour le terrain, j'hésite encore.....Hughes 300, R22, 44, 66, B206.......
@ ttq. La prochaine étape. On verra ou la vie veut bien m'emmener mais je ne manquerai pas de lui donner des petits coups de pouce pour des opportunités
@ Orion. "Martine pilote d'hélico". Ça c'est une belle idée. J'ai toujours trouvé les illustrations de ces livres très belles.
@ Jacques3012. Tu sais après avoir rempli un petit sac tout en pilotant..... Le téléphone et le maquillage, c'est une bagatelle

Et oui, j'ai entendu dire que seulement 4% des pilotes d'hélico étaient des femmes.
@ Toxedo_2000. "Pilote d'une merveilleuse machine à la complexité fantastique"....que demander de plus
Merci encore tout le monde pour vos encouragements, vos bons mots et surtout pour votre sens de l'humour quand il s'agit de taquiner les pilotes d'hélico (pauvre de nous, il n'y en a pas de facile

mais on tient bon

)
Martine
qui est a un petit dix heures de compléter sa formation