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---------- Date : 17 juillet 2008 09:12
Objet : MANQUE DE RESPECT ET DE TRANSPARENCE CHEZ AIRMÉDIC
Par souci de respect et de transparence envers plus de 40 000 membres donateurs de la Fondation AirMédic, j'aimerai vous offrir certaines précisions face aux informations publiées et diffusées dans les médias de la région hier, le mercredi 16 juillet.
Puisque AirMédic est un organisme public qui appartient à la population et à ses membres, il est essentiel que l'organisation donne l'heure juste sur ce qui se passe actuellement avec la gestion de ce service à la population. Considérant que chaque personne qui fait un don à AirMédic devient un membre de l'organisme, il a par conséquence le droit de savoir ce qui se passe réellement. Surtout lorsque le fondateur de l'organisme vous dit qu'elle viendra vous chercher ou vous transporter en cas d'urgence médicale. Si l'humanisme, le respect et la transparence auraient réellement été des valeurs importantes pour la direction, personne n'aurait cherché à cacher aux membres les difficultés financières de l'organisation depuis plus de 6 mois, la frustration de ses fournisseurs et les vrais raisons du refus de certaines missions. La température et la maintenance ne peuvent pas toujours servir d'excuse. Lorsque la direction n'avait pas l'argent pour payer ses employés, pour acheter des pièces ou de l'essence pour réaliser ses missions médicales, il aurait fallu qu'elle en informe ses membres.
Monsieur Jean Lambert, le consultant en communication et gestion de crise engagé par le chef de direction d'AirMédic pour répondre aux questions parlait d'une période plus difficile en ce moment, en disant que c'est cyclique. Il a même parlé de mise à pieds temporaires. En réalité, avec la démission en bloc des 11 membres du conseil d'administration en mars dernier, le congédiement de 12 employés lundi le 14 juillet, le congédiement de 7 autres employés entre mars et juin et la démission de 7 personnes au cours de dernières semaines, AirMédic vit sans aucun doute une très grave crise de sa direction, de ses finances et de ses ressources humaines. Et si elle est cyclique, comme le note le consultant en gestion de crise, c'est qu'elle témoigne de l'incapacité de la direction générale à planifier, à contrôler les dépenses et à gérer les revenus.
Si l'organisation a connu une croissance artificielle à l'automne avec la venue de deux hélicoptères et de 28 employés permanents, tous en poste en novembre, les hélicoptères sont maintenant condamnés au sol et le personnel permanent est désormais réduit à 5 personnes, dont 4 employés administratifs. Sans les ressources humaines médicales qualifiées, AirMédic est limité dans ses actes médicaux.
Le consultant soulignait que les deux hélicoptères étaient en maintenance et ne pouvaient voler pour le moment. En fait, elles ne peuvent plus voler du tout car le directeur de maintenance et les mécaniciens ont été congédiés. Par manque de transparence, la direction d'AirMédic n'a jamais souligné que la base de Montréal à Mirabel est actuellement fermée suite au congédiement de son personnel et que son hélicoptère est maintenant en vente sur internet. Vous pouvez le constater sur la première page du site internet
www.thabetaeroplus.ca (1985 Eurocopter).
À la télévision de Radio-Canada, le consultant en gestion de crise précisait que le nombre de missions diminuait durant l'été et que cela amenait une baisse des revenus. Cette information est totalement contradictoire à une Infolettre envoyé par AirMédic le 20 juin dernier qui précisait : « Nous avons particulièrement besoin de votre collaboration à l'approche de cette période estivale où les besoins en transport par ambulance aérienne sont potentiellement plus élevés. De fait, lors des vacances, il y a recrudescence d'accidents liés à des activités sportives et de plein air. Une contribution monétaire additionnelle de votre part serait grandement appréciée. »
Bien que l'essence peut être considéré, mais de manière minime, dans toute cette crise, les problèmes financiers ont commencés il y a plus d'un an avec l'acquisition du deuxième hélicoptère et l'ouverture de la base de Montréal à Mirabel. Même si l'organisation n'avait pas l'argent pour cette ouverture, le président et chef de direction tenait à aller de l'avant avec ce projet. Les problèmes financiers ont donc commencé à apparaître il y a plus de 6 mois; par l'acquisition du deuxième hélicoptère, par le trop grand nombre d'employés, par le coût élevé des pièces et de la maintenance, par le coût d'opération de la base de Mirabel et par le fait d'avoir voulu développer, sans en avoir la compétence et les ressources, beaucoup trop vite l'organisation au niveau provincial.
En terminant, j'invite les médias, la population et les membres donateurs à communiquer avec eux par téléphone au 418 673-3838 pour poser leurs questions, pour savoir si les appareils peuvent réellement voler, pour connaître le temps d'intervention d'un hélicoptère de location et pour recevoir une copie des états financiers des 6 derniers mois. Le chef de direction devra un jour répondre car les donateurs ont le droit de savoir à quoi servent leurs dons.
D'un ancien employé et membre donateur désillusionné.