peterpan wrote:
J'aimerais que l'on m'explique si nous sommes plus en sécurité en avion, pour quelle raison les assurances sont plus cher pour une avion que pour une auto ???
J'aurais deux volets de réponses.
D'abord, pour la sécurité, dans l'aviation "générale" ( petits avions de type Cessna) la statitisque est environ 6 à 10 fois plus mortellement dangereux que l'auto par miles parcourus.
Par heure, ça donne autour de 20 à 35 fois plus de danger de mortalité qu'en voiture. À peu près le taux de mortalité de la moto.
Ça, c'est les vrais calculs. Est-ce que ça colle à la réalité ? A la mienne, oui: bon an, mal an, un pilote à qui j'ai déjà serré la pince se tue par année. Là-dedans, je compte aussi les amis proches. Depuis seize ans ça n'a jamais été en bas de ça. Des années, ça peut aller jusqu'à trois. Mettons en moyenne 1.2. Deux cette année, à date. Dont un maudit bon, qui vient d'amerrir ses roues sorties. Leurs savants calculs collent à ma réalité. Ces calculs sont basés sur les données de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) et de l'AOPA. air safety foundation
Depuis 57 ans, je n'ai pas serré la pince à aucune personne qui s'est tuée en auto.
Gaston te dira que tu n'as qu'à ne pas me donner la main si tu veux survivre en tant que pilote. C'est pour ça que si tu nous vois se rencontrer, lors d'un RVA, ne t'étonne pas de nous voir nous frencher allégrement. Ce n'est pas qu'on y prend plaisir, ce n'est que pour une raison de sécurité mutuelle.
Ces statistiques n'englobent pas l'aviation de ligne, qui, elle, est le moyen le plus sécuritaire de se déplacer au monde. Statistiquement plus sécuritaire que de marcher.
Maintenant pour l'assurance, je ne sais pas. Je ne pense pas que ces statistiques de mortalité fasse monter les primes tant que ça. Les pilotes meurent souvent seuls. L'assurance ne paye rien pour le mort pilote. Pour le mort passager, faut voir que dans l'automobile, on a le système étatisé donnant une valeur égale à l avie de chacun. Ce n'est pas le cas en aviation. Je pense que c'est le coût des réparations de nos machines qui commandent ces primes plus élevées que dans l'automobile. On répare pas mal de dommage automobile avec un dix mille piastres. Un simple prop strike va aller chercher pas mal plus que ça. Et il y aussi la question de masse, comme il a été mentionné. J'imagine que gérer un marché si petit doit couter plus cher en frais fixes et donc commander des primes plus élevées. Et il y a les statistiques qui ne joue en rien en faveur de primes basses dans l'aviation générale, matériel de base incontournable pour les actuaires calculant le rapport bénéfices pertes risques primes
Louis