toxedo_2000 wrote:D'après le tableau de Denis, l'avion est moins sécuritaire que l'hélicoptère,...
C'est fabuleux de voir à quel point ta mauvaise foi est immense quand tu parles pro-hélicos. Elle n'a de commune mesure qu'avec une seule autre mauvaise foi, que j'avoue être peut-être d'une envergure encore plus grande que la tienne; la mienne quand je parle contre les hélicos ; )
Dire que les hélicos sont moins dangereux basé sur la statistique que 50 hélicos se sont plantés mortellement contre 150 avions oublie le fait qu'il y a beaucoup plus d'avions que d'hélicos qui volent. À ce compte-là, aussi bien dire que c'est moins dangereux de se pitcher en bas d'un King Air à vingt mille pieds puisqu'un seul accident mortel de ce type n'a été recensé depuis dix ans.
Ou que la machine volante la plus sécuritaire est l'Ornithoptère, cet aéronef qui vole en battant des ailes, puisqu'aucun accident n'a jamais été recensé au Canada, alors que les deux pauvres machines canadiennes de ce type n'ont sûrement pas volé plus de cinq minutes depuis dix ans, et probablement en ne quittant le sol que de quelques pouces.
Revoyons les statistiques.
Il y a dix fois plus d'avions que d'hélicos, pourtant les accidents d'hélico représentent le tiers du nombre des accidents d'avion. Si il y avait autant d'hélicos que d'avions, ça nous donnerait 500 accidents mortels d'hélicos contre 150 pour les avions. Statistiquement, l'hélico est donc trois fois plus à risque que l'avion.
Tu me diras qu'on n'a pas les heures de vol, que les hélicos doivent voler bien plus d'heures par aéronef que les avions, puisque l'hélico est surtout commercial et qu'il y a un paquet d'avions privés qui ne volent pas une fraction de ce que les hélicos volent. C'est vrai. Parfaitement vrai. Le phénomène de l'hélico privé est assez nouveau et pas encore aussi répandu. Il y a autour du cinquième des licences d'hélicos canadiennes qui sont privés. Donc les hélicos sont beaucoup plus sujets à voler un plus grand nombre d'heures puisqu'ils le font commercialement.
Mais alors il ne faut plus comparer les statistiques des accidents d'hélicos avec le taux des avions privés. Il faut mettons le comparer avec le taux des avions-taxis ou volés en travail aérien. Les hélicos pilotés par des commerciaux comparés aux avions pilotés par des commerciaux. Même si on n'a malheureusement pas les heures de vol de ces deux catégories, on extrapole aisément par le nombre d'immatriculations et la statistique d'accident qu'il y a eu autant d'accident d'hélicos que d'avions utilisés commercialement ( en dehors des avions de ligne). Ça donne un taux d'accident en commercial de cinq fois plus élevé pour l'hélico que pour l'avion.
En relisant les journaux, je soupçonne que l'hélico privé représente plus de la moitié des accidents d'hélicos. Ca nous donnerait un taux statistique de dix à quinze fois le danger mortel pour un privé hélico comparé à un privé avion.
Les accidents mortels d'ici des trois dernières années corroborent ce taux pour les privés.
Je pars de statistiques. De vérités. De vrai monde qui sont morts pour devenir des statistiques. Je ne pars pas d'impressions sur la facilité d'atterrir un hélico, ou de trucs pour réussir une autorotation, je pars des quelques chiffres qui nous sont disponibles. Ensuite, c'est à la loto de la vie, et aux qualités du pilote et de son mécanicien, de faire pencher les statistiques loin de lui et de ses passagers.
Et j'ai comme l'impression qu'on a pas mal plus de chance de ne pas devenir une statistique quand on accepte la dangerosité d'une activité.
Fais attention à toi, tu es le meilleur pilote d'hélico que je connaisse et je ne veux pas te perdre.
Louis
L'ornithoptere, qui vole en battant des ailes, est l'aéronef le moins dangereux au monde: aucun accident mortel recencé depuis l'accident d'Icare ( dix mille ans avant Jésus Christ) Photo prise lors du vol ou l'aéronef atteignit l'altitude record de dix-huit pouces pendant un vol rebond de deux longues secondes.
Source: bureau de sécurité du transport de la mythologie grecque. NSTBMG #000001. Premier accident mortel recencé tous modèles de machines volantes confondus. Cause de l'accident: le pilote était irresponsable. Un vol trop proche du soleil a fait fondre la cire qui servait de colle à l'ensemble de la structure. Recommandation des inspecteurs de la sécurité des transport mythologique: voler plus loin du soleil par temps chaud. Autre suggestion des inspecteurs: changer la règlementation pour que le pilote soit toujours responsable (cette suggestion a été suivi 12000 ans plus tard) . Cause secondaire: le médical n'avait jamais été passé, l'équipage ne portait pas de caleçons, augmentant ainsi la trainée induite, et la coiffure horrible du roux.