À mon premier vol voyage "lointain", St-Frédéric/St-Honoré à la mi-décembre, j'ai eu pas mal de pépins que je raconterai un peu plus tard. L'un d'eux toutefois m'a fait réalisé combien la nervosité nous affecte.
Donc, il fait -21 à Bagotville (j'ai eu à me dérouter la veille) ce matin-là et après mes mésaventures de la veille, je me rends tôt au C172 loué chez Grondair pour m'en revenir à la maison. J'embarque mes valises et je fait ma vérification d'usage.
J'abaisse les volets de dix degrés: "Meuuuuuuuuuuuuuu". Je crois qu'ils n'ont pas atteints les 5 degrés.
J'appelle la base qui me dit qu'ils me chargent 220$ et qu'ils vont me faire signer une décharge de responsabilité si ils se déplacent pour me "booster". Wo munute!
Il fait toujours -21. Je reprends place dans l'avion et refait méticuleusement les procédures de Gaston. "Pout pout pout" et là, ça part.
Je ferme la porte au plus sacrant. Pogne le micro et annonce au contrôleur que je part. Moins d'une minute s'est écoulé depuis le lancement du moteur et je suis en montée. Enweye à maison !
Mettons que ça partait mal pour un survol du parc des Laurentides. Pas de plan de vol. Moteur au max sans réchauffage. Habillé en clown (complet cravate et claque). C'est comme si je m'étais dit: "Grouille tandis qu'y marche !"
Plus épais que ça, tu t'écrase...
Mais depuis, j'ai appris à me méfier de... moi !
Paul




