Hé,
Louis c'est toi à Gauche
Salut mon Ami
Ok
C'est L'heure du
DÉ-breifing..des vols de l'expédition.
Pour débuter je dois me donner une note A pour ma préparation en terme de points de ravitaillement et de route à suivre.
Un A- pour les rations, qui effectivement auraient pu avoir moins de liquide.
Mais tout a bien été, avoir passé 2-3 jours stallé ça aurait été différent.
Pour le premier leg, je me donne une tape sur les doigts car je n'avais pas bien prévu la traverse de la zone de Bagotteville.
Merci Louis pour ton petit coup de main.
Ne connaissant pas le Lac Margane, j'ai eu des difficultés à bien trouver mon vent d'amerrissage en final.
A cause de la montagne au Sud, durant ma descente et mes passes de précautions, j'ai du affronter 3 changements de directions de vent.
Tout au long du Voyage, je me donne un A++ pour mes précautions lors de mes amerrissages.
Sauf un seul ou je suis entré direct sans visibilité au camp Delta.
Le choix des météos pour aller voler fut également bien prévu.
Pas du au hasard que j'ai eu de vents favorables 75%-80% de mes longs legs.
Par contre j'ai appris que passé le 51-52e parallèle, la météo est fort changeante, aux 15 minutes c'est du tout au tout même le sens des vents.
Un autre A++++ pour la gestion de l'essence.
En aucun temps je n'ai eu à bord moins de 1.5 heures.
Même lors du leg Kuujjuaq-Gouin.
Et si les vents n'avaient pas étés bons, j'avais plusieurs alternatives de prévues.
LA GAFFE:
Au lac Pau, le service fut ok, mais l'hospitalité moyenne.
C'était pas prévu et je n'avais pas intention d'y coucher.
J'avais aussi du temps en masse.
Rallier CPA = OK.
Mais rendu à dest. avec la météo qui s'était vraiment détériorée, je me devais de toffer la place et non pas de tenter l'aventure en allant chercher un camp inconnu dans une visibilité nulle et en territoire inconnu et hostile.
Un E comme score pour cette décision.
Mais un A pour la maitrise et pour le sang froid lors de ce leg de 25 miles, ma punition de passer une nuit infernale me fut bien méritée.
Bonne note pour mon déroutement alors que j'affrontais un mur de bruime en route de Delta vers Kuujjuaq.
Sans hésitations le Fort Mc Kenzie était prévu dans ma planification.
Ce qui ne fut pas prévu fut qu'il se trouvait sous la couche nuageuse.
Bonne décision de rallier une gollée afin de pouvoir descendre et suivre la rivière qui y menait.
Bon arrêt à cet endroit.
Mais un C pour la planif rendu là.
Avec une météo vraiment marginale, j'aurais du appeler la météo à Kuujjuaq et ainsi décoller plus tard et ne pas me faire encore pogné 1/2 heure plus tard sur la Koksoak.
Bonne analyse d'une place ou amerrir sur la Koksoak.
Et là un A++ pour avoir vraiment full patienter pour un ciel débordant de bleu.
Entrée de zone de Kuujjuaq correcte, suivi sur 126.7 puis 122.20...
Un B pour l'altitude en route au desus de la rivière mais tsé veut dire...
Tout s'est bien effectué rendu au lac Stewart.
Lors d'une sortie de pêche, la 2e, après quasiment 2 heures de vol, je n'ai jamais réussit a trouver un endroit assez calme pour mon appareil.
Bonne décisions de ne pas tenter le diable , mais mauvaise décision d'avoir décollé sans même consulter le météo de prévue même si je n'allais pas loin.
Bon choix de journée du retour. Bonne décision d'avoir vraiment étirer mon gaz des ailes dans la limite acceptable 20-30 minutes avant d'amerrir pour transvider mes bidons.
C'est cette décision qui me fit découvrir le Camp Diamond qui n'était pas indiqué sur ma carte toute récente.
Puis en route pour tenter de rallier le Gouin. Bonne gestion de l'essence malgré plusieurs changements importants dans la direction des vents.
Lors des 2 dernières heures j'ai toujours eu aux 20 minutes une alternative pour gazer.
Au Gouin, un appel à météo canada me confirme ma décision du départ.
Ainsi que le fait d'écouter la veille sur ma radio les prévisions locales.
Le point fort , fut d'avoir de bons vêtements chauds à porté dans l'appareil et d'avoir des spirales pour tuer les mouches durant ma nuit d'enfer.
Ma petite lantenne à chandelle fut vraiment appréciée en me fournissant éclairage et chaleur. Même si j'avais 2 lampes de front en stock, lampes qui me servirent à quelques reprises durant la nuit.
Faire la runne seul ?
Oui et encore.
L'idéal serait une bonne machine fiable pouvant avoir 2 personnes à bord.
C-172 Long range 180 hp. et l'incontournable C-180.
Mais un Bush L-160 un Tundra-200 ou tout autre appareil du genre est vraiment conseillé Piper 160 hp...Super-Cub avec belly tank...
L'utilisation de l'essence MOGAS est quasiment un Must, sinon $$$$ et disponibilité problématique.
Avec le SPOT et un tel Satellite on mets beaucoup de chances de notre coté.
Sans connaitre un partenaire dans un autre appareil, on ne sait pas ou sont ses limites et ses capacitées, inférieures, supérieures ...
2 appareils = 2 chances qu'une des 2 stalle. Mais une chance de se faire reconduire si ça pette.
Si loin FAUT faire confiance à la mécanique.
Les 2/3 des vols se passent vraiment très bas, question de vents, de visibilité ( plafonds ) et de visibilité au sol.
Plus haut les vents de face sont vraiment important ce qui peut nous ammener en panne sèche.
Altitude de vol.
Pas vraiment rapport, avoir 15 secondes ou 2 minutes, 90% et plus des endroits sont hostiles aux flotteurs alors aussi bien en finir rapidement avec les décisions, la seule décision possible devra être la bonne au lieu de changer 3-4 fois d'idée et de finir crashé de toute façon.
L'expérience de pilotage.
Le nombre d'heure Total n'est pas LE facteur déterminent, c'est le nombre d'heures passé dans la pluie, la brume, la Bruime, les espaces restreints tel les canyons, l'anticipation des drafts de montagne qui feront foi des exigences requises.
La machine.
Toute machine volante ayant une vitesse acceptable et une autonomie supérieure ( 500 miles ) peut faire la runne. Faut cependant s'en tenir à repecter la limite structurelle. Limite qui peut très souvent être présente.
Navigation.
Faut allumer, GPS, mais aussi la carte est essentielle car elle nous donne un bien plus grand apperçu des reliefs à venir.
Note globale.
A
Bob