drapo wrote:
mrenaud, dans mon propos, il y a probablement une nuance à apporter. 2 ou 3 avions, ne représentent pas une situation de trafic complexe, je travaille dans un Terminal. Les situations se produisent à l'intérieur d'une vingtaine de milles avec arrivées, départs et survols dans le même espace, sans oublier mes confrères de l'aviation générale et les parachutistes et autres utilisateurs, pleins d'accents différents dans les deux langues officielles etc...
Relis ce que j'ai dit: 2-3 avions qui ont RAPPORT à moi. Le controlleur en as beaucoup plus sur les bras, tellement qu'on a peine à donner 1 mot sur les ondes. Ca arrive fréquemment à LAX. Et c'est la que j'ai eu a suivre mentalement 4 avions. Dans mes livres, LAX est un environement complexe.
drapo wrote:
Je peux comprendre que certains pilotes n'ont aucune difficulté à se représenter la situation avec tes 2 ou 3 avions. Passé un certain seuil, avec les situations qui se développent, alors qu'on doit répondre à l'agent de bord qui veut savoir l'estimé pour l'escale, appeler le dispatch pour donner les chiffres révisés, tener de deviner où sera la meilleure route au travers des orages et puis faire la traditionnelle annonce aux passagers, en quelque part, le pilote ne peut plus suivre, ou si il le croit, il est dans le champ gauche...
Dans un environemment à 2 pilotes (et je sais de quoi je parle, ma conjointe pilote un avion à 2 pilotes), les mêmes concepts s'applique. Il y a 2 pilotes pour une raison. En IFR, suivre les communications est aussi vital, à mon avis, que de voir un avion en VFR, pour les raisons que j'ai déja données (distance entre les avions, visibilité, etc).
drapo wrote:
Dire que je frôle le ridicule en tenant mes propos c'est s'en approcher dangereusement en y allant d'affirmations basées sur aucun fait mais sur une vision des choses biaisée, ou à tout le moins influencée, par une expérience de vol qui n'a rien à voir avec le monde de l'aviation commerciale dans des aéroports complexes. Le contrôle aérien a été mis en place pour palier à la capacité des pilotes de se séparer l'un de l'autre lors de conditions de trafic ou de météo qui ne leur permettaient pas. Nier ce fait démontre, à tout le moins, un très mauvaise connaissance du milieu de l'aviation.
Ca fait environ 13 ans que je vole, ma conjointe est pilote commerciale, je crois que je trempe dans l'aviation. Mon intèrêt va beaucoup plus loind que le travail. Contrairement à ce que tu penses, on sort de Cold Lake des fois, et oui, mes affirmations sont basés sur des faits et expériences vécus. Je vole à des aéroports complexes, tout seul, comme un grand.
Je ne nie pas le fait que les services de l'ATC sont essentiels, mais plutot que de garder une bonne vue d'ensemble de la situation est ÉGALEMENT essentiel. Pour un pilote, à mon avis, il n'est pas acceptable de ne pas savoir :
1- Ou il est;
2- Ou il s'en va;
3- Les traffics en conflits potentiels et ou il s'en vont.
Si un des éléments ci-hauts flanchent, j'appelle ca avoir une "SA" dégradée. Dire "le controlleur va m'aviser si ya un conflit" n'est pas suffisant, et ca a été déjà démontrer par des accidents. Bien qu'ils aient une meilleure vue d'ensemble, leur vue précise d'une situation est parfois dégradée, de par l'équipement que vous avez.
En VFR, on utilise beaucoup les yeux, parfois les oreilles pour faire trouver les conflits. En IFR, c'est plus les oreilles, parfois les yeux.
Si tout le monde était compétent dans 1 langue, on éviterait des conflits. Pas tous, mais certains. Imaginez qu'on pilote anglophone aille a Mascouche, ou encore qu'un pilote francophone se pointe à Cornwall. À mon avis, certains pilotes se privent déjà d'aller à certains endroits parce qu'ils ont peur de la langue.
Louis: certains pays (en fait, la plupart) pbligent les pilotes commercials à obtenir un certificat de compétence en anglais. D'autres pays sont beaucoup plus rigides et demandent que TOUS les pilotes soient compétents en anglais.
Ce que je trouve dommage, c'est qu'on chiale a cause que ce n'est pas le francais. Si c'était le francais, on dirait "C'est bien vrai, ca va etre beaucoup plus sécuritaire si on parle tous français". C'est hypocrite, surtout lorsqu'on se cache derrière "La protection de la langue française", alors que la population de l'aviation québécoise représente un minime pourcentage de la population québecoise. Comme j'ai déjà dit, il y a bien d'autres batailles à gagner, bien plus importantes, qui règleraient le problème à la racine.
C-GBVK wrote:Que les pilotes professionnels utilisent la langue universel en aviation pas de probleme avec cela il se comprenne entre eux , mais avec le années et la réglementation qui pousse toujours plus loin , au nom de la sacro sainte sécurité cela ne sera pas long que la radio sera obligatoire dans tout ce qui vole et l’étape suivant la langue universel obligatoire.
Cela sera fini pour le petit clin clin pilote de J3 et d’ULM qui maitrise pas l’anglais il ne respectera plus les réglements … (on vas retourner comme dans les années 60 voir pousser des pilotes sauvages qui n’ont que faire des licences et des imatriculations )
Le problème avec cette belle idée, surtout au Canada, c'est que l'aviation commerciale et l'aviation générale se croisent souvent.
Je ne comprend pas la rétiscense à apprendre l'anglais. Ca ne t'empêche pas d'être fier de ta langue maternelle et ca ouvre des portes. Serait-ce trop d'efforts?
C-GBVK wrote:
Le probléme arrivent justement quand les pilotes professionnel frequente les petites pistes non controlé ils oublient les procédures de la petite aviation .
Oublie pas la différence entre procédure et règlement. Une compréhension en profondeur, de la part des deux partis, règlerait ce problème. La langue n'a rien à y voir. Mais je crois qu'on a déjà discuter ce sujet.