Je me dirige donc vers Lachute, sortir le Cherokee pour faire un peu de pratique en solo, en attendant que l'instructeur-chef se libère pour mon pré-test, prochaine et ultime étape avant mon test en vol.
Un peu venteux, comme me dit John qui revient de quelques exercices avec son Cherokee, mais l'instructeur signe tout de même ma sortie. Donc décollage, les vents traversiers, environ 320/10kts. mais tout va bien, on se rappelle aileron du côté du vent et des l'envol, on crabe pour maintenir l'axe de piste.
Je me dirige vers la zone d'entraînement, mais beaucoup de CU, donc turbulence, souvent modérée, qui ne permet pas de me concentrer sur les exercices. Je vais donc un peu plus au sud et me mets à peaufiner vol lent, décrochages, virages à grand angle, etc...
Après une trentaine de minutes, je reviens vers Lachute, le plan est de faire quelques posé-décollés afin de revoir les notions atterissages courts etc...
Premier appel sur 123.0, personne dans le circuit, je regarde les fumées autour et décide d'y aller pour la 28, donc, survol de la piste et descente côté inactif (c'est ce qu'on m'a appris!) je repasse au-dessus de la piste et je remarque les manchons à vent qui, en plus d'être assez agités, sont contradictoires, ce qui arrive souvent à Lachute. En joignant le vent arrière, je m'assure que personne n'a lu les derniers postings sur l'entrée directe en vent arrière
Je vire finale, deuxième coche de volet et je m'établis à ma vitesse d'approche, et là, ça se met à barroueter pas à peu près... En passant au-dessus de la rivière, perte d'altitude (normal sur la 28 ) et coup d'oeil sur le manchon à vent du seuil qui se dandine à la quasi verticale, indiquant un vent traversier de 340 à 15 rafales 20 kts...
Verticale du seuil déplacé et pas encore stabilisé, je décide de remettre les gazs et reprendre ce foutu circuit... Dans ma tête je me dis que j'ai assez d'essence pour attendre encore deux heures que le vent baisse, mais je dois dire que le défi me motive...Revoyons donc les bases... Contrôle de la vitesse en approche, si rafales, augmenter la vitesse, arriver en crabe et établi à une bonne distance afin de stabiliser l'approche et tenir l'aile côté vent basse au-dessus de la piste.
Donc, j'arrive au-dessus de la piste, la vitesse est bonne, quoique un peu élevée, mais j'ai près de 4000' de piste pour travailler. Les rafales sont toujours là, je suis un peu à droite du centre, mieux vaut plus que pas assez, et je coupe le pouvoir et touche environ à mi-piste sur une roue puis je laisse tomber l'autre. Je laisse rouler pour un bon bout, question de ne pas trop utiliser les freins et demi-tour, je ramène l'engin au bercail...
Pour plusieurs d'entre vous, une routine, pour moi, l'apprentissage sur le tas, de notions de base que mon instructeur m'a répétées lorsqu'en duo que je n'avais jamais eu à utiliser dans de telles conditions. L'avion au sol, l'étudiant, nerveux et fier, avec quelques nouvelles leçons apprises en boni...
Quelle belle journée...










