Bonjour à tous et toutes,
merci de l'accueil chaleureux, comme descendre sur une belle approche tranquille pas de vents l'été.
Je vous remercierez en vous racontant une petite anecdote qui m'est arrivée pas plus tard que v'là deux semaines et que j'intitule: Near miss à CSK3
Je vole chaque semaine au moins une heure, histoire de ne pas perdre la main, comme on dit. Au lieu de faire un p'tit tour à Joliette ou autre, j'aime bien le circuit Ville-Marie. D'abord, j'suis un gars de Montréal et j'aime ma ville. Le circuit passe juste au-dessus de chez-moi, (j'habite Rosemont, un peu à l'ouest du stade) je balance légèrement mes ailes gauche-droite deux fois quand je passe en travers de ma maison, histoire que ma blonde me dise: J't'ai vu me dire bonjour!
J'aime aussi la communication avec la tour de Montréal et entendre les gros porteurs s'annoncer sur l'ILS. Puis, autre chose que j'aime, c'est que Montréal tour n'a vraiment pas de tolérance pour les écarts. 1500 pieds, c'est 1500 pieds pas 1600.
Donc, moteur on, moteur off ça me fait à peu près .8 ou .9 dépendant de la piste en service à CSK3.
Donc, voici mon arrivée il y a deux semaines, piste 29 en service.
-Trafic Mascouche, ici Cessna 172 Gollf-Uniform-Juliette-Oscar établi à 1600 pieds à la verticale de Repentigny en direction de CSK3 pour une intégration mi-vent arrière complet 29.
-Trafic Mascouche, (j'vais faire plus court) ici UJO à la hauteur du circuit côté inactif.
C'est là que j'entends: Trafic Mascouche, ici (je tais l'immatriculation) **** au dépotoir, je vais rejoindre un vent traversier pour me poser sur la piste 29.
-Trafic Mascouche, ici UJO, à la verticale de la piste, intégration mi-vent arrière complet 29.
-Trafic Mascouche, ici UJO, je tourne en vent arrière, complet 29, numéro 1.
-Trafic Mascouche, ici ****, en vent traversier à la verticale de la piste, pour la 29, numéro 2.
Moi dans ma tête je me dis: Parfait, j'ai personne devant, le gars derrière sais que je suis là et il me vois. Il fait beau, y'a pas de vent, il fait pas froid, j'ai posé mon kit d'hiver un peu en avance, le moteur peu prendre une descente à bas régime, j'y va pour une longue finale pas de trainée, juste un peu de portance, je me ralentis et sort 20 de flaps. Je dépasse la Montée D'Aumais et j'allonge un peu puis je vire en base.
-Trafic Mascouche ici UJO en base 29 complet.
-Trafic Mascouche ici UJO en finale 29 complet.
J'arrive entre D'Aumais puis le viaduc, 65Kts, bien aligné (j'me demande si je pose sur le 2 ou le 9) j'suis à peu près à 350 pieds d'hauteur pis V'LA TU PAS L'AUTRE%&?*/""! QUI ME VIRE ÇA DANS LA FACE À 4 LONGUEURS D'AVION!!!!!
J'me met à sacré dans le micro (pas que ça aide la situation mais de toute façon, l'autre étant devant, j'ai pau rien à faire)
et reconnaissant un avion d'une des écoles de la place je dis: Monsieur dans **** tu viens juste de me couper sur ma finale, t'es numéro deux, t'es pas autorisé à atterrir, tu me fais une remise des gaz dret là, tab...
Évidemment j'ai la main droite sur le gaz, prêt à gunner si le gars décide de se poser pareil.
-Traf... euh...remise des gazs...
Le gars remet les gaz, je me pose.
Ce qui est bien avec l'avion c'est que pour le fermer, l'attaché et remplir la paperasse, ça te donne en masse le temps de te calmer les nerfs.
Je vais donc à l'école en question, histoire de jaser avec le zig. Je connais son instructeur qui m'attendais avec le jeune en question, un étudiant qui arrive de son premier vol voyage CYQB et CYRQ, qui est fatigué et un peu bouleversé parce que l'instructeur vient de le brasser pas à peu près. Donc, je considère l'approche chum, le jeune regarde ses bottines pendant que je lui dis gentiment mais fermement ma façon de penser à trois pouce du nez quand t'as vingt ans pis que l'autre en as 48, ça reste imprimé.
Le jeune étant fatigué et habitué de faire un circuit avec repères au sol, il a tout simplement assumé que j'étais posé.
Voilà toute l'histoire. Il y a deux morales à ce récit. Premièrement, en finale, check un peu à gauche juste pour être sûr.
Deuxièment, assume jamais que l'autre gars va faire comme tu penses. Pense pour lui.
Voilà.
P.