Samedi matin ma conjointe reçoit le téléphone que toute femme de pilote redoute (j’imagine)

. Mme Dion ici XXXXX de la station d’information de vol de Québec, On se demandait si vous aviez eu des nouvelles de votre conjoint et son Cessna. Euuuuuuuuuuuuuu Non devrai je? Nous devons vous informé que c’est purement informatif pour le moment mais l’avion de votre conjoint est en retard sur son plan de vol et nous trouvons aucune trace de celui que ce soit sur radar ou par radio nous avons même téléphoné a la barrière de la Zec près de ou il devait se trouver nous somme sans traces. Elle regarde alors dehors et c’est une tempête de ciel bleu,

le FSS lui demande mes habitudes de vol et si c’est possible que j’ai simplement décidé d’allonger mon séjour dans le bois. Rapidement elle répond que son conjoint est un pilote sérieux et suit les procédures assidument et que si il a déposé un plan de vol il le respectera a la lettre a moins d’un problème majeur.

Il lui demande de tenter de me joindre par tout les moyens et que il me laisse encore un petit peu de temps mais que dans une demi heure si ils sont toujours sans nouvelles ils lanceront les recherches officielles. Il faut dire aussi ici j’ai fait la promesse de faire une sortie avec ma petite fille des mon retour et elle sait éperdument que une promesse a ma petite c’est du béton et que si je ne la respecte pas c’est que ce il ya force majeur dont je n’ai pas le contrôle. Ma conjointe étant enceinte de plus de sept mois devient très vite émotive et fait téléphone par dessus téléphone qui n’aboutisse a rien. Le téléphone sonne et le FSS lui dit qu’ils doivent officiellement déclarer l’avion manquant et qu’il commence les recherches officiel des maintenant et lancent l’appel pour avoir Trenton cela l’énerve un peu mais se dit que je suis un pilote sécuritaire qui ne prend aucune chance et que peut être j’ai eu un petit pépin avec l’avion et que j’ai décidé amerrir quelque part mais refuse de croire a un accident. Pendant tout ce temps moi j’ai tenté par tout les moyens incluant la marche en montagne pour faire fonctionner mon Sti de cell pour prévenir ma petite fille de mon retard et que je ferais bien honneur a ma promesse mais un peu en retard. Sans aucun succès pas de ligne faut dire ici que malgré ca en aucun cas j’ai pensé a mon plan de vol!

Voila le début d’une histoire qui me servira de leçon j’ai appris beaucoup de chose en peu de temps croyez moi et je le publie ici pas pour raconter l’histoire comme tel mais bien pour conscientiser le monde que bien comprendre et bien se faire comprendre est cruciale surtout en aviation. Tout débute lorsque j’appelle la GRC pour avoir mon code pour sortir, je lui dis que j’ai besoin d’un code mais que je planifie aussi un retour a une autre date alors il me demande de faxer deux demande distincte ce que je fis et sans problème je reçois mes codes. J’appel alors le FSS et demande l’ouverture d’un plan de vol au départ et lui explique que je ne pourrai l’appeler pour le retour a part un coup en vol et sans savoir a quelle distance de Québec je pourrais déposer le plan de vol, du coup il me suggère de déposer le plan de vol immédiatement avec mon code de GRC inscrit tout de suite et que a mon départ des que j’étais capable de communiquer tout
serait activé très rapidement ayant les donnés de mon vol en main le code TPX serait émis sur le champ.
Alors le matin du retour venu je me lève très tôt, Première chose que je fais je regarde le lac. Pas vraiment visible il est trop tôt j’arrive a peine à distinguer l’avion sur le quai a une vingtaine de pieds du chalet il fait noir. Un peu plus tard la lueur du jour apparait mais pas le lac…

plus la lueur montait et on aurait dit moins je voyais dehors tabar me di je ma promesse…

Il avait une brume très épaisse qui planait et pas de vent pas une once et un peu de neige au menu. Au milieu de AM voyant a peine a cent cinquante pieds (c’est pas des histoire de chasseur) je me dit sti je sors pas d’icitte chus dans les montagnes et je sais pas ce que ca l’air en haut c’est peut être pas mieux je reste icitte. J’entreprends de monter la (magnifique très haute) montagne près du camp d’habitude en avion au dessus le cell rentre donc je vais appeler ma petite pour lui dire que je ne l’oubli pas mais que je serai en retard, PENTOUTE pas l’ombre d’une ligne sur le cell, Mais en haut je vois que c’est limite mais ca passe. Je retourne donc au camp charge l’avion attend un peu encore pour que ca se clair encore, Hop saute dans l’avion réchauffe le moulin, Runup, et hop en l’air cool j’affiche 130+knots ca sera pas top long le temps est pas pire et au sud je vois le clair. J’appel Québec radio pour ouvrir mon plan de vol des que possible il me revient d’un ton sec ou êtes vous monsieur, étonné je me dis que je suis en règle avec mon code et tout. Je lui réponds il me dit aussi tôt que mon appareil est officiellement porté disparu et qu’ils ont prévenue ma conjointe des recherches. Heeeeeeeeeeeeeeeeeeeiiiiiiiiiiiiiiin dékécé je lui demande comment ca ce fait et que j’ai bien fermé mon plan de vol à l’aller bon ok ca été fastidieux la communication était très mauvaise mais ils ont confirmé plan fermé @ xxxxZ. Il me répond aussi tôt non non monsieur celui d’aujourd’hui! Hein mais c’est que je l’ai jamais ouvert! Il me répond qu’il était automatique ce matin. Je lui dis alors que non je devais l’ouvrir au départ et me répond par la négative que c’était le code uniquement au départ. GROS mal entendue ici je lui réponds le gars ma dit… il me répond non c’est moi monsieur le gars qui a dit et seul le code devait être donné en vol. Dans mon esprit a moi je déposais le plan et l’activait en vol seulement donc rien de stressant coté horaire avec le FSS mais il en était tout autrement pour eux ici.
Je retire quelques leçons de tout ceci dont un plan de vol dans le bois ca marche pas. Toujours mettre un peu plus de temps que prévu sur le plan (même si j’ai toujours respecté mes ETA avant) clarifier TOUTE situation avant départ.
Ca ma quand même permis d’obtenir des super incroyables accolades, Ma petite et ma conjointe attendait sur le quai a mon arrivée.