Avant un autre vol en solo plusieurs semaines plus tard, les mécanos doivent remplacer un horizon artificiel défectueux avant notre départ. Je débute un vol lent à un moment donné et je remarque que l'horizon artificiel indique que je fais un léger virage. Je rétabli l'appareil en palier, mais j'ai vraiment l'impression que je suis maintenant en virage (que j’aurais dû confirmer avec le DG) et mon impression s'accentue quand je regarde le devant de l'avion et la partie du sol que je vois sous moi. Pas le choix, ma raison me dit de "me mettre en palier" (assiette originale quand j'avais lorsque j'ai remarqué que l'horizon artificiel indiquait que j'étais en virage léger) et je complète mon vol lent sans problème. Mon verdict : il y a un léger problème avec le nouvel horizon artificiel. Au retour de mon vol, je mentionne cela à mon instructeur et lui demande de faire vérifier l'horizon artificiel pour confirmer qu'il y a bien un problème avec ce dernier et que ce n'était pas moi "le problème". Le verdict des mécanos : l'horizon artificiel fonctionne A-1.
On dit qu'il faut toujours se fier à nos instruments, même si ce on ne met pas vraiment l'accent là dessus dans une formation de pilote privé en vol à vue, mais ça m'a fait réaliser comment ça peut être sournois ce genre de phénomène.
En écoutant MAYDAY, je me suis demandé quelques fois comment il se faisait que des pilotes ayant plus de 10,000 heures de vol commettaient des erreurs aussi banales que de ne pas pousser les commandes pendant un décrochage ou de ne pas se remettre en palier lorsqu'ils étaient en spirale. Mon explication est que la raison l'emporte parce qu'on préfère se fier à notre impression plutôt que de faire confiance à de la mécanique.
La morale de l'histoire pour moi est que ces phénomènes sont très sournois et que personne n'est vraiment à l'abri de ces derniers, débutant ou vétéran de l'aviation.
Qu'est-ce que vous en pensez?





