Non non, ces bouts d'ailes sont autres choses que de simples capteurs géologique, et le cylindre sous l'aile n'est pas qu'un réservoir.
Ces machins rajoutés à la version i'italienne et turbinisée du Bird Dog sont des aides gyroscopiques au décollage court. Vous connaissez déjà ces précessions gyroscopiques qu'on nous enseigne quand on essaye de nous expliquer la boussole dans l,huile, ou encore le mouvement vers la gauche que subit un tailwheel quand on lui lève la queue. La précession gyroscopique, est le nom donné au changement graduel d'orientation de l'axe de rotation d'un objet ou, de façon plus générale, d'un vecteur sous l'action de l'environnement, par exemple, quand un couple lui est appliqué.
C'est elle qui empêche la toupie de tomber, alors que rien ne la retient sur sa petite pointe. Un phénomène connu depuis toujours par l'homme. Leonardo de Vinci, amateur des engins volants avant qu'ils n'existent, avait imaginé un appareil volant basé sur cette force de précession. Différentes toupies qui tournaient dans des rotations différentes, et contraires, pour donner la résultante vers le haut. Avec suffisamment de rpm, et de poids qui tourne, la résultante de ces forces précessionnaires devenaient verticale, et par le haut. Sans utiliser Newton ses ailes ou la masse des réacteurs, ou le venturi de Bernouilli, ou la viscosité de l'air de Coanda, ou le plus léger que l'air de Montgolifère, ou la précession contrariée de gyroscopes est une autre façon de "faire voler". D'arracher l'homme de sa gravité. Celle qu'il s'octroie, et celle de la terre.
Dans ce cas çi, le Marchetti, les embouts d'ailes sont reliés avec des poulies à la turbine. Ils partent à tourner à la mise en route de la turbine. Sous l'aile, ces cylindres contiennent un poids qui va de l'avant vers l'arrière pour contrer la gyroscopie des bouts d'ailes. Bien synchronisés, ces poids vont faire que la précession gyroscopique des embouts tournant d'ailes et de ses deux masselottes va se traduire par une poussée verticale vers le haut. L'avion décolle à la verticale. Comme un Harrier. Ou le F35 dans sa version à décollage verticale. Ou le Osprey.
Tout ce poids qui virevolte donne par contre une vombrissement étonnant. La moindre désyncrhonisation de l'ensemble se traduit par le démantèlement en quelques secondes de l'appareil. Il faut beaucoup de doigté pour piloter ces engins à décollage verticale de précession gyroscopique opposée.
L'homme a peu utilisé ces principes. Mais d'autres formes de vie intelligente s'en servent depuis des millions d'années pour se promener de galaxie en galaxies en pouvant atterrir sur des planètes indépendamment de la gravité de celle-çi. Car ce qu'il y a de beau, dans ce principe, c'est que plus la gravité est forte, plus la précession est importante fournissant les forces nécessaires à un bon décollage.
Dans le cas du bird dog modifié, on a rajouté ce principe pour un décollage parfaitement vertical, suivi ensuite d'une transition vers les principes normaux de vol via des ailes et une hélice. Pour sauver du carburant.
Louis
