Et oui c'étais moi...

Après une très belle journée passée en vol (kanawata, Escapade)et un bon lunch à cet auberge, nous décollâme donc de l'Escapade avec une tank au trois quart et l'autre pleine; ce qui me donne environs 13 gallons pour une consommation de 41/2 gallons à l'heure pour environ 3 hrs et j'estime avec les vents que le voyage de retour prendra environs 2hrs au max ...

en descendant j'ai cherché la piste de Cassey durant 15-20 minutes au max.(
(après vérification le lundi, je me suis apperçus que le Cady comsomme 5 1/2 au lieu 4 1/2))
Sur le retour je m'apperçois, de 1: que le fuel descent plus vite que j'avance et de :2 que la noirceur descent plus vite ito

Voler de nuit quand y'a de la lumière en dessous c'est un jeu d'enfant ,au dessus des montagnes quand y'a aucune lumière c'est une autre histoire. Pour faire un histoire courte, je suis à St-michel avec 30 minutes sur une tank et environ 10 minutes dans l'autre et là comme par hazard, ton cul devient un peu plus serré par la meme occasion.
Mettons que c'est la première fois que j'me fais fourrer avec le fuel , et tu peux me croire que ça n'arrivera plus jamais. Mettons que, ayant déjà été assez chanceux de me poser sur ma piste chez moi de nuit dans des conditions assez semblables mais pas mal plus court: (600 pieds), au moin là je savais que j'avais de la piste...
Le pire ç'a été de prendre la décision de me poser , il a fallu peser le pour et le contre une ou deux fois avant de m'arrêter sur une décision.
1) Bien que l'avion soit mieux équipé que bien des avions qui volent de nuit, officiellement il n'en a pas le droit...

De déclarer une urgence devient d'autant plus embarrassant ... si j'avais été seul j'aurais peut-être forcé pis encore pas sûr...

mais comme je n'étais pas seul , je préférais faire ce que j'ai fais ... les autoroutes étants plus rares dans c'te boute là...
2) Peut-être que j'aurais eu assez d'essence mais par contre si j'en manque y a pas beaucoup de pardon.
Par contre, bien que j'me rappelais le profil de terrain de St-Michel Bien que les policiers aient fait un travail remarquable et rapide en balisant le terrain avec une couple de "flair" attérir à la chandelle avec un moyen paquet de buttons assez solides tout le tour est un petit peu ennuyant surtout quand tu es obligé de faire un "overshoot"...

Là j'me suis dit qu'après tout, le circuit de piste devrait bien être clair de branches d'arbres ... , j'ai donc fait mon circuit à 1500' au dessus, au cas où, et sans aller trop loin en finale pour finir en glissade serrée sur la piste ... et un autre point ou j'ai été assez chanceux; est de pratiquement toujours voler avec le suivie Radar, et de savoir que 128.22 rentrais a St-Michel des Saints ,parce que sinon avec 126.70 ton chien est mort...
Un fait cocasse, c'est que lorsque les policiers sont revenus avec moi , on avais mis deux cinq gallons dans leur véhicule ,un en avant et l'autre en arrière ... pour celui qui étais dans la valise y'a du rester là car la valise ne voulait plus s'ouvrir. Je revois encore la femme Police "bucher" dans la porte du jeep à grands coups pied...
Et au retour à Joliette , devine ce qui c'est passé ...

et oui , l'arcal ne fonctionnais pas mais là ce n'étais plus un problême, encore une chance que le Bush Cady soit éclairé comme une charrue à neige...
La morale de cette histoire: quand t'es au bout du monde, fuel au bouchon et tu fera du leche vitrine une autre fois ...(j'ai cherché la piste de Casey pendant une demie heure... comme par hazard la demie heure qu'il me manquais en essence... )
Si l'expérience est le fruit de nos erreurs je crois que je viens d'en acquérir encore une bonne dose...
quand je pense que la majeur partie de tout ce qui est arrivé (et toute les pannes d'essence qu'il peut y avoir en aviation )sont la cause d'un crétin qui a voulu ménager une couple de piastre d'essence et a très mal calculer son temp et sa distance!!!
Un point que je voudrais souligner :une très grosse chance aussi que les gages a fuel , bien que primitifs , soient super efficace parce que si je m'étais fié au temps avec les parramètres que j'avais dans la tête, pas sûr que j'écrirais aujourd'hui.
Martin