Bonjour
84 Euro taxe d'atterrissage pour chaque atterrissage sur la piste de Courchevel, avant d' atterrire la , obligatoirement cela prend une qualification montagne , donc bien des atterrissages, cela fait dispendieux pour pratiquer 5 circuits .. Un étranger y a atterrie en urgence et il a gouter a leur medecine . Arreté par la police interrogatoire, amende et passer en justice ect...
André
La petite mesaventure d'un pilote qui a atterrie a Courchevel sur ce perchoir de luxe
Heureusement que pour rentrer au lac Blanc , Sacacomie on pas besoin de tout ces qualifications et autorisations et ces taxes d'atterrissage ..
Cela s’est passé fin 2010. Tomaz Kastelic, d’origine slovène, était aux commandes d’un Cessna 172 flambant neuf (avec Garmin G1000), entre Italie et France, à destination d’Albertville.
Etrangement, ce 30 décembre dernier, l’atmosphère était très calme, avec des couches de la masse d’air propices au givrage cellule, ce qu’il a rencontré alors que les prévisions météo n’en parlaient pas. Il en a fait part au contrôle aérien italien, qui l’a autorisé à reprendre un niveau de vol plus élevé, dans le secteur de Milan. Le phénomène sera rencontré par deux fois durant le vol, à nouveau dans le secteur de Turin, avec une réaction professionnelle des contrôleurs italiens acceptant une modification de la trajectoire du monomoteur.
La situation météo étant identique de l’autre côté des Alpes, il s’attendait à rencontrer à nouveau du givrage cellule lors de la descente vers les couches inférieures. Avec le souhait évident d’assurer sa sécurité, profitant d’une zone dégagée, il a préféré se poser à Courchevel, aérodrome (altiport) à proximité qui n’était pas sa destination prévue comme l’indique son plan de vol. Ce dernier était bien pris en compte par les autorités françaises puisqu’elles l’ont appelé à l’issue de son atterrissage pour le clôturer. Et c’est là que les ennuis ont commencé…
Prévenue par on ne sait qui, la gendarmerie s’est pointée pour relever de multiples «infractions» dont notamment :
1.-l’absence de qualification Montagne. Le pilote ayant décidé de se dérouter vers le terrain le plus proche, c’est par sécurité et non pas en violation de la loi qu’il s’est posé sur cet altiport. Sa décision fait suite à un cas d’urgence… Comme il le dit, «il n’y a pas de loi qui pourrait forcer quelqu’un à continuer le vol dans des conditions givrantes et à risquer la mort». Signalons que le pilote vole régulièrement à partir d’un terrain implanté dans les montagnes et qu’il connaît le pilotage dans un tel environnement.
2.-l’absence de communication. Alors que le contrôle aérien italien a répondu à ses attentes, le résultat a été moins brillant côté français, ne recevant pas de réponse sur différentes fréquences. Par contre, il était bien sur la fréquence de l’altiport durant son intégration et son atterrissage. On lui cherche des poux pour une interruption momentanée de communication alors que son avion vole dans une région montagneuse !
3.-absence de carnet de route mais un «tel document n’existe pas en Slovénie»…
Précisons que les pandores ont réussi à interroger ledit pilote trois fois de suite, durant trois jours d’affilée, soit les 30, 31 décembre et le 1er janvier ! Champagne et bonne année ! Vous aimez le tourisme en France ?
Et que ce dernier a reçu depuis une convocation à venir se présenter en personne au tribunal d’Albertville, le lundi 23 mai à 14h00 - à 1.200 km de son domicile ! Il serait passible (peine la plus élevée) d’un an de prison et d’une amende de 75.000 euros. C’est du Molière, version Tartuffe !
Il faut encore dire que le pilote slovène est resté trois jours sur place, non seulement pour répondre aux différentes questions de la gendarmerie, mais aussi pour passer sa qualification de site, qu’il a décroché avec brio.
Si ce pilote était condamné, même à une somme modique, ce serait un message fort envoyé à la communauté aéronautique française mais aussi européenne. Celui qu’il est préférable de finir… dans les statistiques du BEA (au rayon victimes) plutôt que de prendre une décision de pilote, celle d’interrompre volontairement un vol pour cause de cas d’urgence. Ce serait aussi le message très clair que les discours de la DGAC - de réunions REX dans les DSAC au symposium de 2008 sur la préparation du vol et la «prise de décision», thème qui est au coeur du sujet ! - ne sont que du pipeau, de «l’esbroufe pour amuser la galerie». Que certains font de beaux discours pour stigmatiser la sécurité des vols en aviation générale mais que, dans les faits, ils ne font rien pour que la situation évolue vers une amélioration de l’accidentologie, avec des mentalités encore et toujours répressives et une approche du problème qui a des décennies de retard pour être en phase avec la réalité d’aujourd’hui.
Mais que vont dire les pilotes inspecteurs de la DSAC Centre-Est quand ils vont parler de «sécurité» lors des prochaines réunions mises en place dans les régions par l’Institut pour l’amélioration de la sécurité aérienne (IASA) avec le concours des fédérations ?
Si ce pilote était condamné, ne serait-ce qu’à un euro, ce serait un message fort envoyé par l’administration française à tous les pilotes de l’aviation générale et ce serait… très grave pour sa propre crédibilité.
Le signataire de ce billet (François Besse) est prêt à venir à Albertville le 23 mai prochain s’il faut faire triompher le bon sens et la «vraie» sécurité face à une bureaucratie qui a perdu tout sens de la réalité.
Si vous voulez rendre service à ce pilote et par là-même défendre l’aviation générale en France, faites circuler ce billet. Plus cela fera du bruit et plus «certains» comprendront peut être le ridicule de leurs démarches d’un autre temps et qu’ils réfléchirons, enfin, quelques instants à leur rôle social en évitant, une fois de plus, de faire «fausse route»…