On se rend compte sur ces photos de la difficulté de la séparation, moment le plus dangereux:

La séparation n'est pas différente des autres phases du saut, c'est réellement du vol en formation. Chacun(e) a sa place dans la figure, son axe d'approche et son ordre d'entrée. Un(e) parachutiste en chute libre vole selon les mêmes principes qu'un avion, seule la finesse est différente. C'est du vol à l'état pur, le corps, les bras et les jambes servant à se diriger de manière très précise. Celles partant après la base constituée d'un noyau d'une dizaine de parachutistes généralement les plus lourd(e)s, vont prendre une position de piqué leur permettant à la fois de rattraper verticalement et horizontalement la base. En piqué la vitesse de chute verticale atteint plus de 300 km/h alors que la base descend à environ 200 km/h. La vitesse horizontale peut atteindre 60 km/h. Pour les "piqueuses", la difficulté est de se rapprocher le plus vite possible en gardant leur axe d'entrée dans la figure et à sortir de leur piqué ni trop tôt sinon elles ne rattraperont jamais leur base, ni trop tard car alors elle vont passer sous la formation. Cette approche est identique à celle d'un avion en finale. Puis arrivé dans le bon crénau au bon moment les derniers mètres se font tout en finesse en suivant les mouvements de la figure qui n'est jamais totalement stable. C'est un peu j'imagine comme apponter un porte-avion mais à la différence qu'une fois apponté il faut continuer à voler avec la figure afin d'éviter les tensions. La séparation se fait par vague, les dernières partent en premier et après avoir fait un 180° s'éloignent en mettant les bras vers l'arrière afin de donner l'incidence optimum permettant d'atteindre la plus grand vitesse horizontale possible et trouver un coin de ciel libre pour ouvrir leur parachute en toute sécurité à une altitude précise (750 m/sol pour les extérieures).





