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SERABEC - Première recherche réelle
Posted: Mon 06 Sep, 2010 16:48
by PaulD
De retour de ma première recherche réelle SERABEC. Il s'agit de la recherche du
Saguenay.
Depuis maintenant quatre ans que je reçois de la formation et qu’on s’entraîne, c’était la première fois que j’avais l’honneur de mettre à profit les connaissances apprises. Le fait de se faire appeler « pour de vrai » apporte un élément différent. Ça pourrait être notre meilleur ami qu’on recherche. On sait déjà qu’il y a des vies humaines en cause.
Donc, l’accident a eu lieu le samedi et j’ai reçu l’appel lundi en soirée pour un départ tôt mardi matin. Nous nous présentons, moi-même comme pilote à bord de C-GDZG, Raymond comme navigateur ainsi que Pierre et Réjean à titre d’observateurs pour la mission.
Tôt dans l’après-midi nous débutons la recherche dans une partie du carré de recherche tandis que les militaires, ceux-ci ont une autonomie de beaucoup supérieure à nos petits coucous, patrouillent une partie plus éloignée du carré de recherche.
- Il faut savoir que les recherches s’effectuent selon une stratégie bien établie qui tient compte par exemple de statistiques sur les chances de trouver l’avion dans tel secteur plutôt que dans tel autre. Évidemment qu’on débute par les secteurs les plus « prometteurs ».
Une évidence me rattrape rapidement : Les avions qu’on cherche ne sont pas au-dessus de la 20. Montagnes, caps abrupts, lacs innombrables et forêt dense font partis du paysage à étudier. J’avoue avoir été très impressionné par la difficulté de retrouver un indice dans tout cela. Nous refaisons à plusieurs reprises des passages au dessus d’objets suspects qui se révèlent être tantôt une roche, une chaloupe bleue (couleur de l’avion) renversée sur le rivage, un tronc d’arbre presqu’à la verticale au milieu du lac, une longue traînée de « fluide » accompagnée de débris quelconques.
Nos observateurs gardent toutefois un moral d’acier tandis que mon navigateur se démerde avec tous les ti-lacs sur notre chemin (et oui, on utilise à la fois le GPS et la traditionnelle carte !).
- Le travail d’observateur peut paraître facile mais ne nous y méprenons-nous pas. C’est la pierre angulaire de la mission. La formation de près d’un an qu’ils ont reçue fait toute la différence entre regarder et scruter.
Trois heures d’observation c’est très très long. Entre chaque « leg », les observateurs pourraient prendre une pause mais je les vois bien continuer à scruter. Hey les gars, prenez un break. Rendu au 4e leg (sur 8), je nous oblige à tourner en rond quelques minutes pour être certain que tous « décrochent » un brin. Mais au bout de deux minutes j’entends « Est-ce qu’on peut continuer ? »… Donc on est hyper motivés.
J’ai déjà fait quelques exercices dans des régions montagneuses mais jamais conjugué avec une température ambiante de près de 30°C ! Les performances d’un avion dans de telles conditions et à pleine charge sont limitées. J’ai aussi constaté à quel point il est essentiel de bien doser le désir de « descendre » pour voir d’un peu plus près un objet suspect ! La vue de la montagne d’en face nous aide à doser…
Finalement, c’est un Griffon qui les a repérés mardi soir à la brunante. Le pilote et sa conjointe ont eu des problèmes à l’amerrissage. L’avion s’est brisé mais, heureusement, ils s’en sont sortis indemnes. Ils ont marché sur une bonne distance et de ce fait s’étaient passablement écartés du carré de recherche. Le plus important dans l’histoire c’est que ces gens puissent encore nous raconter leur mésaventure.
Pour ma part je m’estime privilégié d’avoir participé à cette recherche. Nous pouvons être fiers de la qualité des exercices et de la formation que nous recevons à la région Québec de SERABEC. J’ai vraiment trouvé désolant que les Saguenéens n’aient pas été en mesure de participer à la recherche par manque d’avion. Ils ont été cependant très coopératifs et accueillants comme à leur habitude.
- J’invite tous ceux et celles qui voudraient mieux connaître SERABEC à venir nous rencontrer ou à communiquer avec le directeur de votre région. On a besoin d’observateurs, de navigateurs et évidemment de pilotes. Certains sont observateurs depuis moultes années (aucune connaissance en aéronautique n’est requise), quelques-uns se qualifient plus tard comme navigateur tandis que d’autres, comme moi continuent leur formation pour piloter pour SERABEC. Quelques-uns en font même une activité de couple.
Ah oui, la paie ! Bien des mercis et des félicitations pour tous. Quelques exercices d’envergue, des recherches réelles, un bon réseau social et la satisfaction d’être prêt à être utile. Pour le pilote, une rémunération qui compense les dépenses de l’avion.
SERABEC
http://www.serabec.org/
Parlez-en à vos amis.
Paul

Posted: Mon 06 Sep, 2010 16:59
by chuck
interressant.
Je n'ai pas connaissance d'une telle structure en France.
D'un coté, nous avons un réseau urbain beaucoup plus dense, ce qui facilite la mise en place des secours. Nous n'avons pas non plus des km² de foret "vierge". Sans compté que nous n'avons pas autant de "petits" avions dans les airs.
Beau "boulot", même si ce n'en est pas un...
Vincent: qui se dit qu'il va peut être bien finir par les apprendre ses signaux sol - Air...

Posted: Mon 06 Sep, 2010 18:06
by doloair

Bravo Paul c est tellement un beau geste humanitaire

non seulement de faire les recherches mais la joie que cela doit se faire sentir lorsque l on retrouve les personnes que l on croyait dans le pire des situations , sont saines et sauves....Quel bonne nouvelle car c est t rop terrible quand le contraire existe .... Félicitations a tout ceux qui travaille dans ce domaine .
Dolorès
Posted: Mon 06 Sep, 2010 18:52
by MichelC
J'ai beaucoup d'admiration pour toi et la gang de Serabec, Paul !
Merci d'avoir mis ce témoignage.
Michel C.
Posted: Mon 06 Sep, 2010 19:12
by Corneille
Serabec, je prends note. Paul, je remarque que dans l'incident de Saguenay, comparativement à tous les autres de l'année, les témoignages fusent de tous côtés. Les pilotes se livrent. Il faudrait faire un étude de communication à ce sujet. Tu nous témoignes de la SERABEC , pistes optimistes. D'autres pilotes d'expériences ont moins de gêne à nous livrer leurs impressions sur l'aviation en général et de brousse surtout; le mur de la mortalité semble dépassé.
Que ce pilote et sa passagère aient été sauvés a ouvert une nouvelle grille d'analyse des commentaires membres des Ailes.
Avant de terminer, merci du tien.
Corneille.
Posted: Mon 06 Sep, 2010 19:53
by 47guy's
doloair wrote:
Bravo Paul c est tellement un beau geste humanitaire

non seulement de faire les recherches mais la joie que cela doit se faire sentir lorsque l on retrouve les personnes que l on croyait dans le pire des situations , sont saines et sauves....Quel bonne nouvelle car c est t rop terrible quand le contraire existe .... Félicitations a tout ceux qui travaille dans ce domaine .
Dolorès
Ce que tu dit est vrais mais il y a aussi l'opposee qui est tres reelle le fait de NE PAS avoir trouvee notre cible...!!!
Je l'ai vecu en 84 "certain se rappeleront!"(SERABEC en etais a leur debut en fait pas officiellement formee!!!) je suis partie pour un avant midi et revenue trois jours plus-tard on cherchais un 182 et puis un autre un Aztec dans la meme semaine deux jours plus-tard (en fait ce fut je pense a ce moment la plus grosse recherche coordonne au Canada) presque tout (a part une certaine reserve) ce qui etais disponible a Trenton et Halifax a ete transferer ici a Quebec,4 TwinnHuey,4 Labrador,les deux SingleHuey de Bagotte, 7 Buffalo, un ou deux Hercules et plusieurs avions civile ce fut tout une operation.
le deuxieme a ete retrouvee mais le premier a ete retouvee 4 ans plus tard.
Durant tout ce temps je te jure que je me suis toujours demandee j'ai tu passer au dessus et je l'ai manquee!, a tout les fois que je passais au dessus (je volais commercial helicoptere) des endroits ciblees bien j'y pensais.
Quand l'avion a ete retrouvee (pas dans un secteur que j'avais couvert j'ai meme fait un detour pour verifier!) ce fut un bon soulagement.
Pourtant je ne suis pas du genre inquiet ou tres sujet au repentir mais je te le dit tu y pense.
C'est un sujet qui n'est pas souvent aborder mais il existe.
Voila! Ma tite histoire!
Guy
Posted: Mon 06 Sep, 2010 20:54
by Zico
Est-ce que SERABEC participe à toutes les missions de sauvetage?
Martine
Posted: Mon 06 Sep, 2010 21:46
by doloair
47 guy¨s
Oui bien sûr que le contraire existe, mais pourquoi se torturé...Un peu comme un médecin qui n a pas pu rien faire pour sauvé un enfant d une quelconque maladie

qui se remet en question Qu est ce que J aurais dû faire

qu est ce que je n ai pas fait

tandis que parfois il en sauve in extremis la vie est ainsi faite ...C est pourquoi je vous trouve bien courageux.
Encore une fois Bravo..
Dolorès
Posted: Mon 06 Sep, 2010 21:47
by denimich
Zico wrote:Est-ce que SERABEC participe à toutes les missions de sauvetage?
Martine
Sur demande du Centre de Coordination de recherche seulement.
Denis
Posted: Mon 06 Sep, 2010 21:48
by pipstah
Honnêtement Paul, pour avoir été personnellement sur le search sur Rescue-489, je peux te dire qu'on apprécie grandement l'apport du SERABEC. Cela nous permet de couvrir une plus grande zone de couverture tout en ayant de l'information privilégiée des opérateurs du coin. Ce qui est vraiment un gros plus dans la conception des plans de recherches.
On sait que ce n'est pas votre métier mais votre cœur à l'ouvrage et votre motivation à trouver les gens en détresse font effectivement une différence. (ça fait du bien de se le faire dire des fois

) Votre appui est vraiment utile. Je ne sais pas c'était qui SAR COM2 mais il a été très utile pour relayer certains messages car on ne pouvait pas trop monter en altitude pour ne pas qui notre altitude de recherche.
Zico, pour répondre à ta question, non le SERABEC n'est pas tout le temps utilisé. Cela dépend de plusieurs facteurs. Cet organisme est souvent utilisé quand il y a peu de ressources SAR de disponible (quand il y a plusieurs ''search'' en cours) ou que c'est un ''major search'' (ce qui était le cas dans cet événement ). Ça dépend aussi du ''search master'' et de la façon dont il aime travailler.
Encore une fois Paul, beau travail!

Posted: Mon 06 Sep, 2010 21:52
by pipstah
doloair wrote:47 guy¨s
Oui bien sûr que le contraire existe, mais pourquoi se torturé...Un peu comme un médecin qui n a pas pu rien faire pour sauvé un enfant d une quelconque maladie

qui se remet en question Qu est ce que J aurais dû faire

qu est ce que je n ai pas fait

tandis que parfois il en sauve in extremis la vie est ainsi faite ...C est pourquoi je vous trouve bien courageux.
Encore une fois Bravo..
Dolorès
Dolorès, c'est la nature humaine! On veut tous faire de son mieux et quand le résultat n'est pas positif on se questionne surtout si on a des doutes sur quelque chose! C'est pas facile. Le pire, c'est d'affronter les familles qui viennent te voir en pleurant, veulent avoir une réponse et que ta réponse n'est pas celle qu'ils espèrent ça c'est triste en maudit. Il y a aussie quand tu sauves un petit gars pis que lui vient de tout perdre, qu'il reste très courageux et garde le moral... C'est des grandes leçons d'humanité qui nous sont montrées souvent par des personnes que l'on s'en attendait le moins!
Posted: Mon 06 Sep, 2010 22:05
by doloair
pipstah wrote:doloair wrote:47 guy¨s
C'est des grandes leçons d'humanité qui nous sont montrées souvent par des personnes que l'on s'en attendait le moins!
Exactement ... merci je comprend encore plus ce que vous pouvez ressentir dans de telle situation...
Dolorès
Posted: Mon 06 Sep, 2010 22:07
by treer1
pipstah wrote:Ça dépend aussi du ''search master'' et de la façon dont il aime travailler.
Salut Pipstah, comme tu le sais, je suis navigateur dans SERABEC Québec, justement avec Paul entre autres. Je trouve dificile le fait que "Ça dépend du search master" que l'on soit appelé ou non

Comme tu peux le constaté, Paul en était à sa première "vrai" recherche alors que moi aussi avec mes 4 ans de formation, je n'ai aucune recherche réelle à mon actif. Je sais que j'aurais pu y aller la semaine dernière si je n'avais pas travaillé mais c'était une condition exeptionnelle qui m'a fait décliner l'invitation.
Nous sommes bien formés et surtout très motivés et souvent ont entend des recherches en cours dans le secteur ou dans d'autres régions et il semble il y avoir très peu de demande par Trenton pour que SERABEC les aides à chercher. Je comprend qu'il y a surement question de budget, cependant, nous coutons BEAUCOUP moins cher à faire voler qu'un Hercule
Est-ce que les maitres de recherche ont des règles strictes qui leur dicte le moment de nous appeler, ou si c'est vraiment au bon vouloir du search master

S'il n'a pas confience en nous par exemple, il ne sera pas enclin à nous demander de l'aide et par le fait même accélérer potentiellement la retrouvaille de l'avion manquant.
Bye
treer1
Eric Tremblay
Posted: Mon 06 Sep, 2010 22:08
by treer1
Merci Paul pour le compte rendu, c'est très apprécié
Bye
treer1
Eric Tremblay
Posted: Mon 06 Sep, 2010 22:17
by pipstah
Éric, il y a des règles à suivre. Par contre, je pourrais dire que certains ont tendance à passer au travers de certaines pas mal vite... Résultat: ils n'ont pas peur de faire appel à la cavalerie et appeler tout ce qui peut avoir comme support... Certains ont une vision plus de gestionnaire...
La majorité de mes collègues sont du style: on le fait, au diable les dépenses, il faut que sa bouge et après on verra la facture car une vie n'a pas de prix... Quand on sait qu'il y a quelqu'un à aller chercher, on devient comme des mouches à marde pis on veut tous aller aider.
Chaque RCC et son contrôleur aérien en devoir ont un gros impact sur l'utilisation des ressources. Je sais par expérience qu'Halifax préfère envoyer ses cormorants et hercules de Greenwood à Baie-Comeau même si il y a un griffon en vole à 20 miles à l'est de Bagotville qui fait de l'entrainement car RCC Halifax n'aime tout simplement pas les griffons... Trenton semble aimer le griffon alors ils nous appelle souvent... Ils ont chacun leurs couleurs si je peux dire.
Posted: Tue 07 Sep, 2010 00:25
by 47guy's
pipstah wrote:Honnêtement Paul, pour avoir été personnellement sur le search sur Rescue-489, je peux te dire qu'on apprécie grandement l'apport du SERABEC. Cela nous permet de couvrir une plus grande zone de couverture tout en ayant de l'information privilégiée des opérateurs du coin. Ce qui est vraiment un gros plus dans la conception des plans de recherches.
On sait que ce n'est pas votre métier mais votre cœur à l'ouvrage et votre motivation à trouver les gens en détresse font effectivement une différence. (ça fait du bien de se le faire dire des fois

) Votre appui est vraiment utile. Je ne sais pas c'était qui SAR COM2 mais il a été très utile pour relayer certains messages car on ne pouvait pas trop monter en altitude pour ne pas qui notre altitude de recherche.
Zico, pour répondre à ta question, non le SERABEC n'est pas tout le temps utilisé. Cela dépend de plusieurs facteurs. Cet organisme est souvent utilisé quand il y a peu de ressources SAR de disponible (quand il y a plusieurs ''search'' en cours) ou que c'est un ''major search'' (ce qui était le cas dans cet événement ). Ça dépend aussi du ''search master'' et de la façon dont il aime travailler.
Encore une fois Paul, beau travail!

Question?
Libre a toi de me repondre!
Vos machines a Bagot on t'il encore un HF a bord et si oui lors de recherche comme la semaine passer gardez vous squelch open ou selcal guard en attente sur les CMACS?
GUY
Posted: Tue 07 Sep, 2010 01:20
by Papa-pat
Merci Paul pour ce partage.
Je m'étais informé pour en faire parti, mais je trouvais dommage de devoir faire du temps obligatoire comme observateur, ensuite navigateur, avant de devenir pilote. Je pouvais mettre mon expérience et mon avion à profit, mais ils ont refusé. Ils se privent de ressources.
Ton histoire et celle de Pipstah me rappelle un excellent roman d'une auteure québécoise, Francine Ouellet. Il s'agit du GRAND BLANC. GLAB pourrait en parler car elle s'est inspirée de pilotes de brousse bien réels qui volaient à Schefferville. Dans le récit, il y a une recherche conjointe civil-militaire et nous voyons bien comment le master search peut voir le rôle des civils et vice-versa. Je conseille ce roman à tous... ainsi que LES AILES DU DESTIN, le premier de la série (mais non essentiel pour comprendre le second).
Pat
Posted: Tue 07 Sep, 2010 10:36
by pipstah
Salut Guy,
oui on a encore nos HF. On utilise ces fréquences pour parler avec Trenton ou Halifax... On effectue un SELCAL et après on s'isole de la fréquence sauf lorsqu'on en a de besoin.
En espérant que sa réponde à ta question

Posted: Tue 07 Sep, 2010 17:21
by DeltaMike
Papa-pat wrote:Je m'étais informé pour en faire parti, mais je trouvais dommage de devoir faire du temps obligatoire comme observateur, ensuite navigateur, avant de devenir pilote. Je pouvais mettre mon expérience et mon avion à profit, mais ils ont refusé. Ils se privent de ressources.
Pat, pour bien comprendre le travail de tous les membres d'équipage, il est important que le pilote passe par ces stages. C'est un travail d'équipe et chacun des membres d'équipage doit en être conscient.
Cette méthode de progression élimine aussi les propriétaires d'aéronefs qui voudraient participer aux entraînements dans le seul but de se faire rembourser les dépenses de leur avion sans aucun intérêt au vrai sens du bénévolât (ce n'est pas ton cas j'en suis certain).
Ceci étant dit, les normes se sont allégées depuis quelques temps. Les nouveaux pilotes font maintenant la théorie d'observateur et de navigateur et quelques vols seulement sans nécessairement obtenir la qualification finale pour ces postes, justement pour accélérer le processus pour devenir pilote. Nous avons quand même certains pilotes qui font les deux, navigateurs et pilotes.
Daniel
Posted: Tue 07 Sep, 2010 18:09
by denimich
Papa-pat wrote:...
Je m'étais informé pour en faire parti, mais je trouvais dommage de devoir faire du temps obligatoire comme observateur, ensuite navigateur, avant de devenir pilote. Je pouvais mettre mon expérience et mon avion à profit, mais ils ont refusé. Ils se privent de ressources.
.....
Pat
J'ai été membre de SERABEC pendant 10 ans et quand j'ai commencé, j'étais encore un pilote militaire actif sur le Griffon. Dans mes temps libre je faisais du SERABEC et même si j'avais mon propre avion, j'ai accepté de faire toutes les étapes et je me suis fait qualifier observateur, navigateur et pilote dans l'organisation. Donc j'étais polyvalent et faisait l'ouvrage selon les besoins de la journée, exemple s'il manquait de navigateurs, je laissais mon avion au sol et embarquait comme nav dans un autre équipage. J'ai quand même fait plusieurs heures pour SERABEC avec mon avion. De plus mon épouse était qualifiée observatrice, donc avec un appel on avait déjà la moitié de l'équipage. Et du temps où ma fille demeurait encore à la maison, elle était aussi qualifié observatrice; donc il ne restait qu'à trouver un nav pour former un équipage.
Nous avons participé à plusieurs recherches de signaux d'ELT et lors d'une de ces recherches mon épouse a localisé un avion accidenté ce qui lui a valu un certificat « œil de tigre » (Tiger eye award). Nous avons aussi déjà participé à une recherche majeure où l’épouse du disparu était personnellement venue nous jaser (assez déchirant merci).
Denis