toxedo_2000 wrote:
PS: souviens-toi, c'est officiel. Un 44, 300 livres par sièges....

Pas convaincu. Je veux toucher du doigt la phrase du POH. Car beaucoup d'aéronefs peuvent avoir un max par localisation ( mettons vis-à-vis du siège, mettons 300 livres) mais avoir un siège qui lui n'est certifié qu'à 250 livres question de résistance au choc. 50 livres en dessous, 250 livres dessus. Sans dépasser le 250 pour l esiège question de résistance de celui-ci, et sans dépasser 50 livres dessous, question de résistance du plancher. Finalement deux max, 50 et 250, non-interchangeables, chacune des livres étant non prêtables d'une position à l'autre.
Mais je pense que tu as raison, pour une autre rare fois dans ta vie, probablement seulement par un hasard fortuit, et que le siège du 44 est bon pour 300 livres. Je te l'accorde. Mais pour TTQ, il faut qu'il soit certain. En cas de sinistre, les assurances doivent être pointilleuses sur le POH. Les miennes lâchées lousse de vendetta contre les siennes.
toxedo_2000 wrote:Whooo Louis! Tu te mets à sortir les avantages de l'hélico?
J’ai toujours avoué que l'hélico était la bébelle ultime de l'homme, après la poupée gonflable. Celle-là que tu manipules dans le film Piwi avec le même brio que ton 44 (je te félicite d'ailleurs pour la première fois pour ton jeu dans ce rôle d'ado attardé éprouvé de la sexualité, rôle qui t'allait, et te va toujours, à merveille... Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les jurys professionnels: c'est écrit que tu a contribué grandement à l'obtention du Prix du jury au Festival des Films du Monde.
http://www.thecanadianencyclopedia.com/ ... RTF0010521 ) J'y étais allé voir ce film comme excuse pour une sortie avec la belle Caroline. Trois mois , ça m'avait pris pour trouver le courage de l'inviter au cinéma. On y était enfin, elle et moi, assis côte à côte. Mais toi, tu allais apparaitre en première partie de film dans un court métrage de Lauzon. Je ne vous connaissait pas ni l'un, ni l'autre. Je reluquais les cuisses de la jolie Caroline, cuisses découvertes par la mini-jupe des années 80, et je ne portais pas attention à l'écran oû tu oeuvrais. La belle Caroline était fascinée par le film, et probablement par toi dans ce rôle de dépravé sexuel qui te colle si bien. Quand finalement j'ai levé les yeux pour voir qu'elle était ces bruits de soufflement intempestifs, je t'ai vu administrer à la pauvre poupée de vinyle le supplice de la gorgée d'eau utilisé par nous, Occidentaux, comme moyen humanitaire de torture. Puis tu enchainas de la terrible scène où tu laisses aller, avec un vulgaire tournevis un peu rouillé, ta méchanceté et tes bas instincts contre notre bien-aimée Charlotte Laurier, alors âgée d'à peine douze ans. J'ai su à ce moment-là que tu venais de gâcher le peu de chance que j'avais avec la belle Caroline dont j'avais rêvée. Elle allait prétexter un gros mal de tête récurant pour rentrer chez sa maman , migraine qui allait maintenant lui revenir aux autres fois ousse que je me risquai sans succès à la réinviter, question de ne pas raccompagner un type qui choisit des films mettant en vedette de tels dépravés. Ce fut la première soirée que tu me gâchas.
Ce fut aussi la première fois que je te rencontrais, visuellement j'entends. J'avoue avoir été fasciné par le vide de ton regard, par ta méchanceté envers la pauvre Charlotte, par ton habile pilotage du triporteur d'épicerie que tu faisais la bouche ouverte, les dents aux vents. J'ai cru en toi. Je
savais que tu étais ainsi. Tu comprendras pourquoi j'ai été si méfiant la première fois qu'on s'est rencontré. Je cherchais la pauvre poupée de vinyle dans le fond de ton Cessna 180, certain que tu m'obligerais à la partager avec toi, sans aucun dédain, pour ce weekend qu'on allait passer ensemble dans le fond des bois. En décollant de l'hydrobase du lac Mercier, toi tu avais peur qu'à trois dans ton 180 au moteur essoufflé qui avait depuis longtemps dépassé ses heures légales, on se tape l'hôtel Bellevue. Moi ma peur était ailleurs. Arrivés au lac, quand tu m'as demandé de vider tes compartiments flotteurs, c'est en plissant les yeux et en me bouchant le nez que j'ai soulevé les couvercles craignant d'y découvrir là des morceaux de la pauvre Charlotte découpés sans pitié à l'égoïne, morceaux que tu aurais voulu faire disparaitre dans ton poêle à bois. Encore aujourd'hui, je me demande bien la nature de ce que tu m'as fait sortir de tes flottes, bien enveloppé dans des sacs plastiques verts, que tu me faisais jeter dans un grand feu de broussaille en avant de ton camp. La fumée , noire et nauséabonde, au lieu de monter au ciel comme il se doit, semblait redescendre d'emblée pour aller se cacher de honte dans le sous-bois. Je ne t'ai jamais posé de questions, mais sache que je ne suis pas totalement dupe qu'il devait y avoir en ces sacs de bien horribles déchets pour les transporter si loin en catimini, pour être aussitôt brûler et refuser par le ciel, même sous forme de fumée. Je prie souvent pour expier d'avoir été complice d'un crime dont je n'ai jamais connu la nature.
J'ai toujours cru en tes rôles. J'imagine que l'art du casting est de matcher le personnage au personnage. À voir la liste de ceux pour lesquels les vrais professionnels du caractère t'ont choisi dans des rôles de tordus, de dépravés, de dangereux manipulateur quand ce n'est pas de simples d'esprit, je me convaincs de continuer de me méfier. Tu ne pourrais pas être aussi talentueux si il n'y avait pas en ton caractère de grands élans de tous ces retords qui t'habitent, toi et tes personnages.
On parlait de quoi déjà ?
Oui, je te l'avoue encore, l'hélico est la machine sublime. Pour qui sera capable de la piloter quand ça ira mal. Elle demandera alors des réflexes de karatéka. Moi je suis un joueur d'échec. Assis immobile devant le problème à me gratter la barbe du menton pour faire semblant d'y trouver solution. Contemplatif devant ma perte, je n'y survivrais pas.
Louis