Bravo les filles !
Posted: Mon 04 Jan, 2010 12:11
Comme je suis presque certain que vous n'en avez pas entendu parlé, le record du monde féminin de grande formation en chute libre a été porté à 181 (video) en septembre dernier, le précédent record était à 151 (video) . Pour un peu se rendre compte de ce que ce genre de sauts représente d'effort, de concentration et d'engagement personnel, sans parler des risques, je vous invite à lire les chroniques (au bas de sa page) qu'Anne, une fille de mon club, nous a fait le plaisir de tenir chaque soir malgré la fatigue. Quand on sait que la proportion de filles sur un terrain de parachutisme est inférieur à 20%, même si elle est bien supérieure aux autres disciplines aéronautiques (à méditer;-) et que le record du monde de grande formation (mixte) réalisé en 2006 en Thailande est à 400 (video), on peut se rendre compte de l'exploit que ces filles ont réalisé. Lorsqu'en plus on apprend qu'elles ont récolté près d'un million de $ pour la lutte contre le cancer du sein, on ne peut que leur tirer un grand coup de chapeau en regrettant que les médias (en tous cas en Europe), n'en aient pratiquement pas parlé. Comme vous pouvez le voir sur les vidéos, l'avion de prédilection pour ce genre de saut, qui se font à 5600 m/sol (avec de l'oxygène dans l'avion mais pas en chute libre) est le Twin-Otter. Les derniers records du monde mixte (actuellement à 400) ont lieu de C130 Hercules avec des sauts à 7'800 mètres/sol (toujours sans oxygène en chute libre...).
On se rend compte sur ces photos de la difficulté de la séparation, moment le plus dangereux:

La séparation n'est pas différente des autres phases du saut, c'est réellement du vol en formation. Chacun(e) a sa place dans la figure, son axe d'approche et son ordre d'entrée. Un(e) parachutiste en chute libre vole selon les mêmes principes qu'un avion, seule la finesse est différente. C'est du vol à l'état pur, le corps, les bras et les jambes servant à se diriger de manière très précise. Celles partant après la base constituée d'un noyau d'une dizaine de parachutistes généralement les plus lourd(e)s, vont prendre une position de piqué leur permettant à la fois de rattraper verticalement et horizontalement la base. En piqué la vitesse de chute verticale atteint plus de 300 km/h alors que la base descend à environ 200 km/h. La vitesse horizontale peut atteindre 60 km/h. Pour les "piqueuses", la difficulté est de se rapprocher le plus vite possible en gardant leur axe d'entrée dans la figure et à sortir de leur piqué ni trop tôt sinon elles ne rattraperont jamais leur base, ni trop tard car alors elle vont passer sous la formation. Cette approche est identique à celle d'un avion en finale. Puis arrivé dans le bon crénau au bon moment les derniers mètres se font tout en finesse en suivant les mouvements de la figure qui n'est jamais totalement stable. C'est un peu j'imagine comme apponter un porte-avion mais à la différence qu'une fois apponté il faut continuer à voler avec la figure afin d'éviter les tensions. La séparation se fait par vague, les dernières partent en premier et après avoir fait un 180° s'éloignent en mettant les bras vers l'arrière afin de donner l'incidence optimum permettant d'atteindre la plus grand vitesse horizontale possible et trouver un coin de ciel libre pour ouvrir leur parachute en toute sécurité à une altitude précise (750 m/sol pour les extérieures).
On se rend compte sur ces photos de la difficulté de la séparation, moment le plus dangereux:

La séparation n'est pas différente des autres phases du saut, c'est réellement du vol en formation. Chacun(e) a sa place dans la figure, son axe d'approche et son ordre d'entrée. Un(e) parachutiste en chute libre vole selon les mêmes principes qu'un avion, seule la finesse est différente. C'est du vol à l'état pur, le corps, les bras et les jambes servant à se diriger de manière très précise. Celles partant après la base constituée d'un noyau d'une dizaine de parachutistes généralement les plus lourd(e)s, vont prendre une position de piqué leur permettant à la fois de rattraper verticalement et horizontalement la base. En piqué la vitesse de chute verticale atteint plus de 300 km/h alors que la base descend à environ 200 km/h. La vitesse horizontale peut atteindre 60 km/h. Pour les "piqueuses", la difficulté est de se rapprocher le plus vite possible en gardant leur axe d'entrée dans la figure et à sortir de leur piqué ni trop tôt sinon elles ne rattraperont jamais leur base, ni trop tard car alors elle vont passer sous la formation. Cette approche est identique à celle d'un avion en finale. Puis arrivé dans le bon crénau au bon moment les derniers mètres se font tout en finesse en suivant les mouvements de la figure qui n'est jamais totalement stable. C'est un peu j'imagine comme apponter un porte-avion mais à la différence qu'une fois apponté il faut continuer à voler avec la figure afin d'éviter les tensions. La séparation se fait par vague, les dernières partent en premier et après avoir fait un 180° s'éloignent en mettant les bras vers l'arrière afin de donner l'incidence optimum permettant d'atteindre la plus grand vitesse horizontale possible et trouver un coin de ciel libre pour ouvrir leur parachute en toute sécurité à une altitude précise (750 m/sol pour les extérieures).