Jean Ménard : une légende s'envole
Posted: Fri 22 May, 2009 21:41
Je viens d'apprendre le départ de mon ami Jean Ménard.
Ça m'a coupé le souffle même si je m'y attendais depuis quelques temps car il se battait contre la maladie du siècle.
Les êtres passionnés n’ont pas le choix...
ils doivent se trouver un ‘feu sacré’. Toi, Jean, tu n’as pas
perdu de temps à chercher ...ta passion s’est rapidement
matérialisée dans le feu sacré de l’aviation. Tu brûlais
d’envie d’apprendre à voler de tes propres ailes.
Les êtres passionnés n’ont pas le choix…
ils doivent se regrouper pour attiser et entretenir leur passion.
En 1973, brevet de pilote en main, tu t’es joint aux
passionnés du Lac-à-la-Tortue. On se rappelle encore de
tes premiers vols, dans le coin du Lac-Édouard, justement
sur la patrouille de feu.
Les êtres passionnés n’ont pas le choix…
leur vie entière tourne autour de leur passion. D’ailleurs, tu
nous a souvent raconté que c’est en tombant en bas de
ton avion qu’il t’est venu l’idée de demander Lina en mariage.
Tout au long de ton passage dans le merveilleux monde
de l’aviation, les gens qui ont eu la chance de te connaître
et de te cotoyer n’ont que de bons souvenirs. On reparlera
longtemps de ton grand calme quand t’avais les deux
pieds sur terre. Mais on se souviendra surtout de ton éternel
sang-froid à chaque fois que tu te retrouvais dans les
airs. On a tous en tête quelques épisodes vécus en ta
compagnie, entre 500 et 5,000 pieds.
C’est en mettant des brins de vie bout à bout qu’on
construit des légendes.
Pas de problèmes de ton côté Jean !
tu l’as ta légende, et tu peux te fier sur nous pour la garder
vivante ...16,000 heures de vol de brousse, sur plus de
300 appareils, souvent dans des conditions où même les
oiseaux commencent à se chercher une branche !
On se rappelle tous de la fois où tu t’étais creusé un trou
dans la neige pour passer la nuit près de ton avion
‘slutché’...à –50 degrés ! Pour toi qui aimait bien les jeux
de mots, avoue que ça prenait quand même une bonne
dose de sang-froid !
Au cours de ta généreuse carrière, entre autres grâce à ta
bonne humeur contagieuse et ta sagesse proverbiale, tu
auras été une véritable source d’inspiration pour plusieurs
générations de pilotes. Chacun de nous peut témoigner
largement de ton habileté et de ton assurance tranquille
aux commandes d’un avion !
Et, comme on dit souvent, tu as vraiment bouclé la boucle
débuter ta carrière sur la patrouille de feu pour la terminer
sur les avions citerne CL415 ...c’était donc bien vrai que tu
avais le ‘feu sacré’.
Tu nous disais souvent :
‘Les gars, un avion ça ne peut pas rester pris dans les
airs ...ça finit toujours par redescendre !’
Cette fois-ci, Jean, tu t’es envolé sans espoir de retour.
Mais de là-haut, continue de veiller sur tes camarades. Tôt
ou tard, nous nous présenterons en finale au bout de la
plus haute des pistes ...et tu seras là pour nous guider.
Si nous te rejoignons par temps brumeux, ou sur un vol de
nuit, s’il te plaît Jean, pense à allumer les lumières pour
nous rassurer ...et nous serons avec toi pour l’éternité.
Repose en paix Jean
Ton ti-Hil
Ça m'a coupé le souffle même si je m'y attendais depuis quelques temps car il se battait contre la maladie du siècle.
Les êtres passionnés n’ont pas le choix...
ils doivent se trouver un ‘feu sacré’. Toi, Jean, tu n’as pas
perdu de temps à chercher ...ta passion s’est rapidement
matérialisée dans le feu sacré de l’aviation. Tu brûlais
d’envie d’apprendre à voler de tes propres ailes.
Les êtres passionnés n’ont pas le choix…
ils doivent se regrouper pour attiser et entretenir leur passion.
En 1973, brevet de pilote en main, tu t’es joint aux
passionnés du Lac-à-la-Tortue. On se rappelle encore de
tes premiers vols, dans le coin du Lac-Édouard, justement
sur la patrouille de feu.
Les êtres passionnés n’ont pas le choix…
leur vie entière tourne autour de leur passion. D’ailleurs, tu
nous a souvent raconté que c’est en tombant en bas de
ton avion qu’il t’est venu l’idée de demander Lina en mariage.
Tout au long de ton passage dans le merveilleux monde
de l’aviation, les gens qui ont eu la chance de te connaître
et de te cotoyer n’ont que de bons souvenirs. On reparlera
longtemps de ton grand calme quand t’avais les deux
pieds sur terre. Mais on se souviendra surtout de ton éternel
sang-froid à chaque fois que tu te retrouvais dans les
airs. On a tous en tête quelques épisodes vécus en ta
compagnie, entre 500 et 5,000 pieds.
C’est en mettant des brins de vie bout à bout qu’on
construit des légendes.
Pas de problèmes de ton côté Jean !
tu l’as ta légende, et tu peux te fier sur nous pour la garder
vivante ...16,000 heures de vol de brousse, sur plus de
300 appareils, souvent dans des conditions où même les
oiseaux commencent à se chercher une branche !
On se rappelle tous de la fois où tu t’étais creusé un trou
dans la neige pour passer la nuit près de ton avion
‘slutché’...à –50 degrés ! Pour toi qui aimait bien les jeux
de mots, avoue que ça prenait quand même une bonne
dose de sang-froid !
Au cours de ta généreuse carrière, entre autres grâce à ta
bonne humeur contagieuse et ta sagesse proverbiale, tu
auras été une véritable source d’inspiration pour plusieurs
générations de pilotes. Chacun de nous peut témoigner
largement de ton habileté et de ton assurance tranquille
aux commandes d’un avion !
Et, comme on dit souvent, tu as vraiment bouclé la boucle
débuter ta carrière sur la patrouille de feu pour la terminer
sur les avions citerne CL415 ...c’était donc bien vrai que tu
avais le ‘feu sacré’.
Tu nous disais souvent :
‘Les gars, un avion ça ne peut pas rester pris dans les
airs ...ça finit toujours par redescendre !’
Cette fois-ci, Jean, tu t’es envolé sans espoir de retour.
Mais de là-haut, continue de veiller sur tes camarades. Tôt
ou tard, nous nous présenterons en finale au bout de la
plus haute des pistes ...et tu seras là pour nous guider.
Si nous te rejoignons par temps brumeux, ou sur un vol de
nuit, s’il te plaît Jean, pense à allumer les lumières pour
nous rassurer ...et nous serons avec toi pour l’éternité.
Repose en paix Jean
Ton ti-Hil