Incident Airbus 319 d'air Canada.Turbulence de sillage ??
Posted: Thu 17 Jan, 2008 12:04
Air Canada
Collision évitée de peu?
Fabrice de Pierrebourg
Le Journal de Montréal
16/01/2008 05h59
Le vol 190 d’Air Canada aurait été frôlé par un autre avion, probablement américain.
Photo d'archives
L'Airbus A319 d'Air Canada secoué violemment la semaine passée après son décollage de Victoria pourrait avoir été frôlé par un autre avion encore non identifié alors qu'il se trouvait à la limite de l'espace aérien des États-Unis.
Les explications du journaliste Fabrice de Pierrebourg
Cette hypothèse est sérieusement étudiée par les enquêteurs de Transports Canada, selon des informations obtenues par Le Journal de Montréal.
Réal Levasseur, chef des enquêtes au Bureau de la sécurité des transports, confirme que ses enquêteurs ont demandé au NTSB (National Transportation Safety Board) américain de leur fournir les enregistrements de navigation de la zone où s'est produit l'incident. Des personnes seront aussi interrogées sous peu.
«On sait ce qui s'est passé, mais il faut en découvrir la cause», a-t-il ajouté.
Il mentionne qu'il «est très possible qu'une force extérieure» soit à l'origine de cet incident. C'est-à-dire des turbulences de sillage peutêtre générées par un autre appareil.
Tangage
Ce n'est pas la chute de l'appareil qui intrigue les enquêteurs, car limitée à environ 1000 pieds par minute, mais le tangage inexpliqué de 46 degrés d'un bord, et de 30 degrés de l'autre. C'est généralement ce qui se produit lorsqu'un avion se retrouve dans le sillage d'un autre aéronef et que le pilote veut compenser le mouvement de roulis inverse.
Il y a aussi les ordinateurs de bord qui ne répondaient plus.
Autre fait étrange, les radars n'auraient pas révélé la présence d'un autre avion dans les parages.
Signal radar
Sur ce, monsieur Levasseur refuse de spéculer sur le fait qu'il pourrait s'agir d'un bombardier furtif, ce qui expliquerait pourquoi les pilotes n'auraient rien remarqué sur leurs avertisseurs de proximité de trafic.
À la US Air Force, on assurait hier que leurs bombardiers furtifs laissent toujours une signature radar lorsqu'ils ne volent pas dans une zone de guerre.
Le vol AC190 d'Air Canada avait décollé depuis à peine une demi-heure de Victoria, à destination de Toronto, jeudi dernier, lorsqu'il a été pris dans ce qui semblait des turbulences assez fortes ou un trou d'air.
Sur les 83 passagers et cinq membres d'équipage, dix ont été blessés plus ou moins grièvement, après avoir été projetés sur les parois ou le plafond de la cabine, ou par des objets transformés en projectiles.
À leur arrivée à Calgary, où l'appareil a atterri d'urgence, les rescapés ont raconté que l'Airbus A319 avait plongé et tangué.
Dans les heures qui ont suivi, certains témoins ont aussi évoqué une défaillance de l'ordinateur de bord.
Inhabituel
Serge Beaulieu, porte-parole de l'Association des pilotes d'Air Canada, se félicite du bon travail des pilotes qui ont récupéré l'avion et amené tout le monde à bon port.
Il confirme aussi que la «turbulence de sillage» est une des «options regardées».
Serge Beaulieu rappelle que 46 degrés de tangage, c'est un angle «inhabituel». «Un virage normal se fait à 30 degrés», précise-t-il.
Tant à Air Canada qu'à NAV Canada, qui gère le trafic aérien, on refuse de répondre à la moindre question tant que l'enquête est en cours. Même mutisme à l'ambassade américaine à Ottawa.
Collision évitée de peu?
Fabrice de Pierrebourg
Le Journal de Montréal
16/01/2008 05h59
Le vol 190 d’Air Canada aurait été frôlé par un autre avion, probablement américain.
Photo d'archives
L'Airbus A319 d'Air Canada secoué violemment la semaine passée après son décollage de Victoria pourrait avoir été frôlé par un autre avion encore non identifié alors qu'il se trouvait à la limite de l'espace aérien des États-Unis.
Les explications du journaliste Fabrice de Pierrebourg
Cette hypothèse est sérieusement étudiée par les enquêteurs de Transports Canada, selon des informations obtenues par Le Journal de Montréal.
Réal Levasseur, chef des enquêtes au Bureau de la sécurité des transports, confirme que ses enquêteurs ont demandé au NTSB (National Transportation Safety Board) américain de leur fournir les enregistrements de navigation de la zone où s'est produit l'incident. Des personnes seront aussi interrogées sous peu.
«On sait ce qui s'est passé, mais il faut en découvrir la cause», a-t-il ajouté.
Il mentionne qu'il «est très possible qu'une force extérieure» soit à l'origine de cet incident. C'est-à-dire des turbulences de sillage peutêtre générées par un autre appareil.
Tangage
Ce n'est pas la chute de l'appareil qui intrigue les enquêteurs, car limitée à environ 1000 pieds par minute, mais le tangage inexpliqué de 46 degrés d'un bord, et de 30 degrés de l'autre. C'est généralement ce qui se produit lorsqu'un avion se retrouve dans le sillage d'un autre aéronef et que le pilote veut compenser le mouvement de roulis inverse.
Il y a aussi les ordinateurs de bord qui ne répondaient plus.
Autre fait étrange, les radars n'auraient pas révélé la présence d'un autre avion dans les parages.
Signal radar
Sur ce, monsieur Levasseur refuse de spéculer sur le fait qu'il pourrait s'agir d'un bombardier furtif, ce qui expliquerait pourquoi les pilotes n'auraient rien remarqué sur leurs avertisseurs de proximité de trafic.
À la US Air Force, on assurait hier que leurs bombardiers furtifs laissent toujours une signature radar lorsqu'ils ne volent pas dans une zone de guerre.
Le vol AC190 d'Air Canada avait décollé depuis à peine une demi-heure de Victoria, à destination de Toronto, jeudi dernier, lorsqu'il a été pris dans ce qui semblait des turbulences assez fortes ou un trou d'air.
Sur les 83 passagers et cinq membres d'équipage, dix ont été blessés plus ou moins grièvement, après avoir été projetés sur les parois ou le plafond de la cabine, ou par des objets transformés en projectiles.
À leur arrivée à Calgary, où l'appareil a atterri d'urgence, les rescapés ont raconté que l'Airbus A319 avait plongé et tangué.
Dans les heures qui ont suivi, certains témoins ont aussi évoqué une défaillance de l'ordinateur de bord.
Inhabituel
Serge Beaulieu, porte-parole de l'Association des pilotes d'Air Canada, se félicite du bon travail des pilotes qui ont récupéré l'avion et amené tout le monde à bon port.
Il confirme aussi que la «turbulence de sillage» est une des «options regardées».
Serge Beaulieu rappelle que 46 degrés de tangage, c'est un angle «inhabituel». «Un virage normal se fait à 30 degrés», précise-t-il.
Tant à Air Canada qu'à NAV Canada, qui gère le trafic aérien, on refuse de répondre à la moindre question tant que l'enquête est en cours. Même mutisme à l'ambassade américaine à Ottawa.