ttq wrote:
pis dites moi pas que le PIC était un tarla...il avait beaucoup d'expérience
Je te dirai pas ça, TTQ. Et surtout, je ne te dirai pas non plus ce que les autres ont dit ici que c'est pas plus dangereux de voler un hélico que de rester dans son salon. Ca va prendre combien de morts dans nos amis pour dire de telles affaires qui défient les statistiques annuelles de notre passion ?
Anyway...
Je vais te dire qu'avec un hélico, il faut scrupuleusement suivre les consignes d'entretien. Encore plus qu'avec une aile fixe. C'est pas un miracle, que ça vole un hélico, mais pour que ce miracle se produise 2000 heures avec la même mécanique, c'est pas rien. C'est possible parce que les compagnies se penchent sur la moindre faiblesse qui pourrait se produire. Robinson doit probablement avoir la médaille d'or sur cet angle. On parle d'une machine qui fait quasiment le travail d'une machine coutant deux à cinq fois le prix. Pour y arriver, je ne m'imagine même pas tous le sérieux qu'il y a là-bas de la part des ingénieurs.
Alors quand ils sortent quelque chose qui semble une niaiserie, comme de grounder un hélico si la pale a perdu sa peinture quelque part le long de l'assemblage collé du sandwich composite, ben il faut le suivre scrupuleusement. Et ils en sortent des consignes. Pleins. Et des notices d'attention dans le POH itou.
Tu veux baisser ton risque statistique de mourir en hélico ? Retourne chez Robinson faire un check. Le gros check de sécurité. Tu ne perdras pas ton temps et tu vas aimer ça, puisque tu aimes voler. Tu vas passer une belle vacance.
Pi amèene tes livres, et va t'assoiere avec un de leurs spécialistes. Il va te décortiquer ton entretien et découvrir si une petite chose a été oubliée. Il vachecker les numéros de série des pièces et sortir toutes les consignes. Au moins, si l'évitable survient, ça ne sera pas à cause d'un mauvais entretien ou d'un manque d'entrainement. Même si ça te fais baisser d'un seul point sur cent dans la statistique de mourir, si tu te retrouves dans ce petit point qui te fait survivre, ça fait une estie de grosse différence. Parce que entre mourir pour toujours, et vivre encore un peu, même une minute, ça vaut toute la peine du monde.
Puisqu'une fois que c'est fini, c'est comme avant que ça aille commencer, il n'y a que le rien.
Louis