En effet, ça parait ridicule. J'avais lu un article qui proposait (peut-être même qu'il affirmait) que l'interdiction des téléphones cellulaires avait été expressément requise de la part des compagnies de téléphonie sans fil, car les téléphones dans les avions arrivaient à "parler" avec trop de cellules en même temps et que ça perturbait les réseaux.
Cette théorie n'est pas si farfelue. En effet, (et c'était encore plus vrai avec les 1res générations de cellulaires) un téléphone peut voir en général seulement deux ou trois antennes en même temps, et cherchera à communiquer avec celle qui lui donne le meilleur signal seulement, tout en continuant d'analyser pour voir si une autre antenne vient à portée et relayer au besoin. C'est le principe de base.
Par contre, en altitude, le potentiel de rejoindre des dizaines d'antennes à la fois est loin d'être impossible. Ce faisant, un téléphone pose des requêtes à un gros nombre de cellules en même temps et engorge le réseau inutilement.
Si ce n'était qu'un seul téléphone, ça ne changerait rien au final. Mais multiplié par plusieurs centaines, les réseaux deviennent ingérables.
Sous la pressions des puissantes compagnies de télécommunications, la FAA aurait vite plié aux demandes fort raisonnables de ces honnêtes gens
(se rendant compte à quel point "leurs" avions causaient du trouble à leurs pauvres amis toujours enclins à leur passer une enveloppe brune ou deux, éditorial à Bibi)
C'était le postulat de l'article, en résumé.
Sauf pour le dernier petit ajout, évidemment
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Pour ma part, je crois que cette explication est plausible à tout le moins. Je pense que les vieux cellulaires analogiques émettaient assez fort pour pouvoir POTENTIELLEMENT affecter les instruments de bord, mais que les nouveaux cellulaires numériques n'ont plus ce potentiel.
Je pense aussi qu'avec l'avènement des puces GPS intégrées dans les cellulaires d'aujourd'hui, les téléphones savent à l'avance avec quelles antennes ils doivent communiquer, et que le problème de surcharge des réseaux n'est plus vraiment à craindre (en admettant qu'il s'agissait bien de la raison réelle pour interdire leur utilisation dès le départ).
Maintenant, pour les tablettes (iPad, Kindle ou autre), je dirais que l'interdiction relève carrément du délire.
Bonsoir,
Vincent