Et bien voilà l’histoire…
Nous avions planifié depuis quelques temps une escapade en Corse. Bof, tant qu’à y être, pourquoi ne pas en profiter pour faire un tour d’avion? Ajouter un avion immatriculé F- dans mon logbook n’est pas une mauvaise idée

. Trois ou quatre heures de vol entre ciel, montagnes (8 000 pieds) et mer m’excite encore plus.
Je déniche donc un C172N 1980, tout comme le mien, dans la région de Bonifacio (Figari pour être exact). Je contacte le club et le vice-président qui me demande les infos d’usage (heures de vols, type d’avion, etc.) Je lui fournis l’info et ajoute mes pages de photos du site des Ailes.
Il me répond en substances… « C’est extraordinaire, vous avez volé dans le grand nord… »

. Alors qu’en fait, le plus haut que j’ai volé c’est
Chevery. Le fait que je possède un avion identique au leur ajoute à sa confiance.
Donc, il me manque les autorisations des autorités françaises, que j’obtiens deux semaines plus tard du Délégué Régional de l'aviation civile en Corse. Je passe plusieurs heures à étudier les cartes, la terminologie, etc. Je suis fin prêt!
On débarque donc dans cette magnifique île qu’est la Corse le 5 septembre et si tout se passe comme prévu, on sera dans le sud le 14. Nous sommes établis à Calvi dans le nord-ouest de la Corse. La veille du vol, je contacte l’individu et il me confirme que c’est ok pour 10h00 le lendemain. Ajoutons que sans faire un détour, on a « ajusté » pas mal notre trajet pour arriver à cet endroit à cette date et à cette heure précise. Autre point, l’île n’est pas très grande, mais comme la vitesse sur la route tourne autour de 45 km/h….
Je me présente à l’aéroport, après avoir laissé ma blonde à Bonifacio, je rencontre mon contact, on s’assoit pour terminer la paperasserie. Du même souffle, il laisse tomber : « Bon et bien maintenant, nous allons pouvoir fixer l’horaire de votre vol. »

À mon expression, il ajoute : « C’est que, après votre appel d’hier, j’ai oublié de réserver l’avion pour ce matin. Il est rendu à Ajaccio jusqu’en mi-après-midi. »
Je ne me souviens plus de ce que je lui ai dit! Je crois que j’ai tout de même réussi à rester poli mais il a compris le message. Confondu en excuses, il m’a reconduit à la grille… Inimaginable ce que j’étais frustré

. Tant d’efforts pour une niaiserie semblable. J’en ai eu pour l’après-midi à m’en remettre, et encore…
Il m’a bien indiqué qu’à l’aéroport de Calvi, il connaît un monsieur qui pourrait m’arranger ça dans son 172. En plus, après vérification, je ne volerais pas seul, il me faudrait quand même un check ride et le tarif (compte-tenu de l’instructeur) est plus substantiel. Mais déjà, la magie n’y est plus.

De surcroit, on exige deux ou trois heures de "check ride" et malgré tout je ne pourrai voler solo comme à Figari.
Une belle occasion de ratée!
Paul
