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les abérations judiciaires française

Posted: Tue 12 Jul, 2011 03:10
by boldor
Je vous met en copie le récit paru dans "Pilotermag.com" qui est le blog d'une revue bimestrielle qui s'appelle "Piloter". Une revue bien faite et qui apporte une autre information moins stéréotypée.

Ce récit raconte la mésaventure d'un pilote slovène qui venant passer le jour de l'an en France, le passe entre les 4 murs d'un commissariat, car, ne voulant pas risquer sa peau et celle de sa femme, à osé atterrir sur un altiport sans qualification de site.

J'espère que TC n'est pas de ce genre là.

Serge


"TUEZ-VOUS REGLEMENTAIREMENT !


C’est ce qu’il ressort de la décision de justice, décidée par le tribunal de grande instance d’Albertville, dans le dossier de Tomaz Kastelic, ce pilote slovène qui, après avoir subi deux fois du givrage en survolant l’Italie à destination d’Albertville à la fin 2010, a décidé - en rencontrant des conditions similaires après le passage des Alpes - de se dérouter sur Courchevel plutôt que de poursuivre vers son terrain de destination, à plus basse altitude et surtout noyé dans la crasse… Le chef-pilote de l’aéro-club de Courchevel avait tenté de son côté, peu auparavant, d’aller à Albertville, ce qui ne put être le cas car le terrain était inaccessible en VFR, noyé dans le brouillard. CQFD.

Dans un pays où l’administration de l’Aviation civile serait cohérente, il faudrait féliciter le pilote slovène pour sa prise de décision, la gestion d’une situation qui aurait pu être critique, avec un bon jugement, une prise de décision et, au final, un équipage et un avion sains et saufs au sol. Mais voilà, nous sommes en… France, avec une accidentologie nettement moins bonne que celles des autres pays aéronautiques (USA, Allemagne, Grande-Bretagne) et on voudrait encore donner des leçons à des pilotes étrangers et à la Terre entière ! On a inventé l’aviation, c’est vous dire !

Avec un agent paramètre à Courchevel qui prévient aussitôt la brigade de la gendarmerie de l’Air, avec trois jours passés pour les fêtes de fin d’année au commissariat afin de répondre à de multiples questions, une chose est sûre : le pilote a peu de chance de revenir en France. Il aura vite compris l’approche et le niveau du «système aéronautique français» et une décision de justice qui préfère la répression à la pédagogie.

Le pilote slovène ayant déjà voyagé en avion léger dans de nombreux autres pays européens, il aura aussi compris la différence de qualité dans les services d’information en vol, les lacunes de la gendarmerie de l’Air (les gendarmes sont été incapables d’aligner deux mots d’anglais, imposant la venue d’une interpréte au commissariat…) sans oublier la bureaucratie de l’administration française : après avoir parcouru 900 km en voiture pour venir au tribunal, il a entendu les juges souhaiter repousser la séance à une autre date ! Finalement, la séance sera bien tenue le jour prévu de la convocation…

Passons sur l’agent paramètre qui pense avoir vu un crash évité de justesse, récit qui n’a rien à voir avec celui du pilote slovène. Passons sur le compte-rendu de séance publié par le quotidien régional qui n’en est plus à une imprécision près. Le Dauphiné Libéré, dans son édition du 25 mai dernier, évoque en effet un «contrôleur aérien» à la place d’un simple agent Afis mis en place par la municipalité de Courchevel. Le journal indique un «bimoteur de type Cessna» alors que le pilote est venu en Cessna 172 !

Passons sur la procureur de la République qui n’a pas posé une seule question au pilote et l’on comprend bien que ce dossier dépassait les compétences du milieu judiciaire. Ce dossier aurait tout au plus dû finir en commission de discipline en Slovènie mais certainement pas dans les arcanes de la justice française, déjà débordée par des affaires mettant nettement plus en jeu les intérêts publics et ne brillant déjà pas par sa célérité à clôturer d’autres dossiers plus cruciaux.

Passons sur la DSAC locale qui bloque l’avion au sol faute de pouvoir consulter le carnet de route, document qui n’existe pas dans la réglementation slovène, pas plus que dans celle d’autres pays pas forcément en retard du point de vue aéronautique mais la DGAC doit penser que sa réglementation est la seule possible dans le monde. Découvrant enfin que la réglementation française ne s’applique pas aux avions étrangers, la DSAC a lâché le morceau car l’avion respectait bien les obligations réglementaires européennes.

Mais elle a imposé au pilote d’embarquer un instructeur montagne pour le décollage du retour alors que le pilote souhait faire une directe Courchevel-Slovènie. Quel instructeur aurait pu accepter de faire cela pour se retrouver en Slovénie ? Quel instructeur aurait même accepté de décoller à bord pour se faire déposer à quelques dizaines de kilomètres du terrain de départ. La DSAC a t-elle pensé à son rapatriement où cette obligation a été pensée dans un bureau uniquement pour empêcher le pilote de repartir en avion - tout en sachant que les risques au décollage d’un altiport sont nettement moindres que ceux encourus lors de la manoeuvre d’atterrissage. Heureusement, le pilote - entre deux interrogatoires - a réussi à passer sa qualification de site et il a donc pu repartir sans avoir à embarquer un instructeur…

Cette affaire a fait l’objet d’un article de 4 pages dans le dernier numéro de Piloter (n°29, juillet-août) où nous relatons la séance au tribunal de grande instance d’Albertville, avec une présidente qui, à l’audience, ne comprend pas que le risque de givrage varie avec la température et donc l’altitude, qui confond terrain non contrôlé et terrain restreint malgré les explications du pilote et de son avocat. La justice française croyant tout savoir en matière aéronautique, il faut croire que le théorique PPL fait partie du cursus de formation des juges !

Au final, le verdict a été donné ce 4 juillet. La requête en nullité de la procédure, demandée par l’avocat du pilote, a été rejetée et le pilote déclaré… coupable. En conséquence, une amende délictuelle de 3.000 euros devra être payée, complétée de deux amendes contraventionnelles de 100 et 38 euros.

La morale de l’histoire se trouve dans le titre : pilotes français, et aussi pilotes européens de passage dans notre pays à la culture si aéronautique (!), ne prenez pas vos responsabilités de commandant de bord, ne réfléchissez pas, ne prendez aucune décision… Laissez faire le destin, ne gérez pas les paramètres, oubliez la météo ! En cas de problème, poursuivez tout droit, descendez dans l’entonnoir qui mène à l’accident. Tuez-vous mais tuez-vous réglementairement ! L’administration française vous en sera gré.

Et la DGAC pourra ainsi refaire en grandes pompes, comme ce fut le cas fin 2009, un colloque à destination des pilotes de l’aviation légère avec pour thème la prise de décision ! Et elle éditera des affichettes avec des conseils à ne surtout pas suivre ! Et les pilotes inspecteurs de l’administration pourront vous indiquer qu’il faut savoir prendre des décisions, évaluer des scénarios, avoir toujours une «porte de sortie», voire pouvoir déroger aux règles de l’Air si votre sécurité est en jeu, vous conseiller de vous poser dans un champ si c’est la seule solution plutôt que de poursuivre dans l’erreur. Ne les écoutez surtout pas ! Poursuivez dans l’erreur, jusqu’à l’accident !

Et ainsi l’accidentologie française (de l’aviation générale à l’aviation commerciale tout autant concernée…) ne s’améliorera pas, avec une administration qui préfère la répression à la pédagogie, qui dit A d’un côté pour se faire bien voir et qui fait Z dans la pratique. En un mot, qui perd une fois de plus sa crédibilité.

Cette décision de justice est en effet très grave pour l’avenir. Un message fort a été envoyé à la communauté aéronautique. La sanction infligée, au-delà du cas personnel de Tomaz Kastelic, va dans la direction opposée à celle souhaitable. Et c’est ainsi que la France restera une grande nation aéronautique ! Enfin, certains le croient toujours mais certainement pas les experts en accidentologie, en gestion des risques, que cela soit dans le domaine aéronautique ou non… Eux savent que l’on fait fausse route.

Vous l’avez lu, hélas, sur www.pilotermag.com "

Posted: Tue 12 Jul, 2011 04:20
by chuck
j'aime bien l'analyse...
les exemples contradicatoires du style ne manque pas...
Le dernier en date que j'ai trouvé.. une zone classé A (IFR uniquement), qui passe à 1000ft au dessus d'un aerodrome (en fait, elle coupe le terrain en deux...) bilan, reperage terrain etc, entre 100ft et 200ft au dessus du tour de piste. C'est safe.. on a le choix: planter dans la zone A, amende et cie, ou froler un avion ou un planeur, mais sans amende... ou , basculer le transpondeur en mode A, ou l'éteindre...

Face à des abberations du style, j'aurais plus tendance à les mettre au tribunal administratif, l'état ne mettant rien en oeuvre pour assurer la sécurité de ces pilotes loisirs (par contre si vous avez un 320, pas de soucis pour vous, on vous laissera faire, survoler les zones interdites, couper les axes aux VFR,...)

Posted: Tue 12 Jul, 2011 17:21
by Louis_greniier
Pas très convaincant. Convainquant dans cet article qui veut faire passer l'administration française pour des demeurés. Je suis certain que le traitement judiciaire de ce cas serait pire, ou le même, aux USA ou au Canada.

L'article soulève peut-être un, ou mettons deux points valables, dans lequel l'administration aurait pu faire mieux, mais en gros, pffffff, ça serait pareil partout au monde.

S’il y a une restriction réglementaire sur un aéroport, et que vous passez outre à cette restriction, il me semble légitime et normal d'en subir les conséquences administratives. Essayez donc de faire la même chose aux USA, et on verra dans quel pétrin vous serez.

On parle ici d'un pilote chevronné, ayant parcouru l'Europe souvent. Il débute un vol alors que sa destination est dans le brouillard, fait confirmé par un pilote avant lui. Dans sa planification, car j'espère qu'il en avait fait une, il utilise comme aéroport de dégagement un terrain où il lui est interdit de se poser. Ou de redécoller. Non pas interdit par une quelconque raison administrative, mais demandant un certain entrainement pour qu'on montre la particularité assez étonnante de ce terrain altiport. Et c'est ce terrain ou il sera "obligé" de se poser pour sauver sa vie. Normal qu'on lui fasse du chichi, et la solution de lui imposer un pilote qualifié pour le départ, ou de se qualifier pour le terrain. Le contraire serait criminel. Pour ce point, aucun scandale, juste une bonne main d'applaudissement pour l'administration. Les deux solutions ne sont en rien contraignantes, et parfaitement acceptables. Je ne m'en serais pas scandalisé, bien au contraire.

On reproche à la justice française de s'occuper de cette affaire au lieu de la remettre à l'administration slovène. Bof.... Disons qu'avant de remettre l'administration de la justice de son propre territoire à un autre, ça prend une certaine connaissance des faits reprochés avant de remettre le cas à une administration étrangère. Une fois les faits connus, l'administration locale peut en effet en référer à l'étranger. Mais c'est leur devoir d'enquêter. Ce n'est pas parce qu'on a un passeport étranger qu'on peut tout faire quand on est dans un autre pays. Fort heureusement d’ailleurs. On le voit tous les jours ces temps-ci en première page des journaux new-yorkais.

À la toute fin, on a quoi ? Une amende correspondant aux couts d' une douzaine d' heures de vol. Pour avoir piloté comme un pied, mis la vie de sa passagère en danger en planifiant mal un vol, et transgresser une interdiction d'un terrain jugé par tous particulièrement exigeant.

L'article dit que dans un pays où l’administration de l’Aviation civile serait cohérente, il faudrait féliciter le pilote slovène pour sa prise de décision. Ouf... Vous pouvez toujours lui donner une médaille vous-même si vous souhaitez encourager ce genre de prise de décision, mais disons qu'il n'y a pas un pays ou l'administration de l'aviation décernerait de telles médailles. Leur rôle est ailleurs, à 180 degrés, soit celui de faire appliquer des réglementations locales, et la plupart du temps basés sur des traités internationaux, qui ont été longtemps muris par des aviateurs chargés de rendre notre ciel le plus sécuritaire possible.

Quand je fais des conneries, et ça m'arrive trop souvent malheureusement, et que je me fais pogné, je me défends vigoureusement à l'intérieur du système prévu. Mais je ne crie pas à l'injustice et au scandale. Disons qu’il y a bien d’autres causes plus nobles que celles-ci dont on peut perdre de l'énergie à s’indigner.

Louis

Posted: Tue 12 Jul, 2011 21:10
by C-GBVK
Bonjour

Je pense qu'il faudrait etre au courent de tous les details pour avoir un opinion
Pour ce qui est de la restriction (ou plutot la qualification montagne pas certain que cela existe dans d'autre pays que la France. )
On sait aussi que si tu pilote un ULM même avec un passager, pas nessecaire d'avoir la qualification montagne ? On doit se poser la question quelle est difference entre un pilote qui vas en Piper J3 ou en ULM CH 701 sur cette piste ?
Si on s'informe du cout juste pour faire des circuits sur cette piste (perchoir de luxe ) je peux remplir mon Jodel de 100ll pour chaque atterrissage sur ce genre de piste select, ou certains dictateurs ont pieds a terre, notament chef d'états Africain .
Un peu trop select, comme piste de montagne, c'est a croire qu'ils veuillent juste une certaines categories de personnes .
Ce qui est un peu excesive c'est emprisonement et déplacer la personne au tribunal qui habite loin dans un autre pays , un probleme qui devrait se régler par une avertissement, au pire une amende si il y eu infraction de la loi , pas utiliser un grosse machine juridique pour une niaiserie semblable .
Un autre pilote privé raconte que suite a un givrage et arret complet du moteur et atterrissage dans un Champs il est mis a l'amende pour conduite négligeante d'un aeronef, j'espere que l'on arrivera pas la un jour dans notre petite aviation..
Parceque si on commence a exiger des qualifications pour atterire les avions sur les terrain en pente le long du fleuve , ou sur les plages , on est pas sortie du bois ..
heureusement que l'on vie dans un pays (pauvre) et que l'on pas les moyen de se payer un tel luxe, d'une grande police et fonctionnaire gouvernementale, un gros parapluie qui sert juste a emmerder le bon peuple, a faire fonctionner un gros sytéme juridique , qui n'améliore pas la securitée , Il suffit de regarder les statistiques et se comparer ..
On le parfait exemple a Montréal ils sont fier d'annoncer 52 million en contavention est ce que cela améliorer la circulation ? les accidents ?
Jamais on améliorera la securité par la repression , mais c'est par l'éducation et la formation .
Certain pays ont essayer cela la repression, cela fait juste augmenter la resistance et la solidaridé du peuple .

André

Posted: Tue 12 Jul, 2011 21:29
by Charles
Tiens, ça me rappelle le pilote qui a atterri "d'urgence" sur une plage près de New York...

http://www.nytimes.com/2011/04/06/nyregion/06plane.html

Ma théorie: le pilote slovène cherchait simplement à aller à Courchevel sans se taper la formation préalable obligatoire, d'où son choix d'une destination qu'il savait inatteignable en VFR avec dégagement à Courchevel.

Charles

Posted: Tue 12 Jul, 2011 21:39
by C-GBVK
Bonjour
Copie collé d'un post sur un forum section publique Francais comme il a l'air de bien decrire la situation je me permet de le copie sur ce forum..

OK, il avait mis Albertville, terrain à usage restreint, comme destination sur son plan de vol.
Savez-vous comment on lève la restriction ?
Il suffit de passer un coup de fil et par mail, la restriction est levée par la DSAC locale !
C'est simplement une démarche administrative de plus à faire.
Il n'avait pas passé le coup de fil, l'irresponsable !
On peut alors se poser la question sur la justification de certains terrains restreints.
C'est une erreur mais à quel niveau de gravité ?

Il a givré 2 fois en Italie et en passant les Alpes, côté français, même conditions devant lui,
avec sans doute la vision de la crasse dans le fond des vallées.
Le chef-pilote de Courchevel, parti le matin même pour Albertville, n'a pu s'y poser,
le terrain étant sous la crasse. Il a fait demi-tour pour revenir à Courchevel.
Qui n'a jamais été surpris par des stratus non prévus au programme ?
Météo-France ne brille pas par la qualité de ses prévisions pour les prendre argent
comptant dans les deux sens (amélioration ou dégradation), surtout à l'issue d'un vol de plusieurs heures.
Donc mettre en doute sa préparation vol en matière de météo, c'est méconnaître les aléas du VFR.

Ne voulant pas descendre et passant à proximité de Courchevel, le pilote a décidé de s'y poser.
Il a tenté, comme les contrôleurs italiens lui ont conseillé, de contacter un service d'info français,
peut être pour avoir les dernières de tel ou tel terrain.
Pas de chance... Aucune réponse, ce qui en milieu montagneux, n'est pas une grande surprise !
Il a pris la décision de se poser à Courchevel, point que l'on peut discuter mais ce n'était pas son intention (cf. son plan de vol).
Il a pris contact avec l'agent Afis, a fait 2 reconnaissances, pas forcément selon
les règles locales, et s'est posé sans dégâts.

Il n'a pas la qualif montagne qui n'existe pas en Slovénie, même s'il pratique des terrains en pente
dans son pays. Il est reparti avec la qualif de site après une formation... franco-française avec l'instructeur
de Courchevel sur un 172 du club local

Qu'aurait-il dû faire à son arrivée ?

Certains disent, n'étant évidemment pas dans son 172, c'est plus simple à juger :
- il aurait dû annuler son vol : connaissent-ils aussi bien l'évolution météo malgré 35 ans de vols.
Son vol de Slovénie jusqu'à Courchevel, mis à part le givrage en ciel clair, s'est bien passé.
La dégradation intervenant à l'arrivée, comment peut-on dire qu'il aurait dû annuler son vol !
- il aurait dû se dérouter : ben c'est justement ce qu'il a fait ! On peut ensuite discuter
du choix du terrain de déroutement mais il n'a pas poursuivi dans la crasse jusqu'à Albertville.
- se dérouter vers un "terrain de préférence accessible". Plus facile à écrire qu'à faire.
Il a des doutes, il vole depuis un certain temps, un terrain passe sous ses ailes, le fond de vallée
est bouché, il se pose. Point.

Qu'il passe en commission de discipline en Slovénie, avec un avertissement ou un retrait de licence
pour 1 ou 2 mois, pourquoi pas mais de là à bénéficier de 3 jours d'interrogatoire,
900 km aller, 900 km retour en voiture pour venir au tribunal quelques mois plus tard, 3.000 euros d'amende
avec une juge qui croit tout savoir de l'aéronautique, on connaît des prévenus qui écopent de beaucoup moins
pour des faits pourtant nettement plus négatifs vis à vis de la société.

Certains auraient peut-être voulu qu'il fasse une interruption volontaire de vol ?
Il aurait posé le Cessna dans un champ en montagne, certains pilotes inspecteurs l'auraient alors peut être félicité de ne pas être allé coûte que coûte
atterrir à Albertville ! C'est sûr, c'était moins dangereux et plus safe pour lui, sa femme et l'avion !!!!!!!!!!!!
La BGTA aurait quand même pu l'interroger sur sa décision de choisir ce champ !!!!

C'est sûr, à écouter certains, il ne faut rien réclamer, ne jamais dévoiler les lacunes de l'administration ou ses
méthodes type 2 poids-2 mesures selon que l'on roule ou que l'on vole, rester caché,
crier "vive le statu-quo", ne pas faire de bruit, jouer profil bas et c'est ainsi que le moindre incident passera
dorénavant en justice, avec un traitement spécial (cf. le Cessna de l'AC Hispano-Suiza et le Falcon à Fillon).
Et ainsi l'aviation générale sera de plus en plus mal perçue, décriée dans les journaux locaux, avec des pilotes irresponsables,
dangereux, mettant la vie de tout le monde en jeu. Le Dauphiné libéré a écrit qu'il avait manqué s'écraser !
Et l'on s'étonnera ensuite que les aérodromes ferment.

La nationalité slovène n'a rien à voir dans le dossier même si certains veulent croire le contraire.
Il y a des pilotes bien français, mô-sieur, qui ont merdé
leur atterrissage en TBM à Méribel, et c'était pas du "vulgaire PPL étranger mô-sieur" !
Il paraît même qu'il y a du jet qui se pose à Courchevel dans des conditions pas très claires.
Faudrait que les grands médias se penchent enfin sur la question !

Bon pour finir :
pilote depuis 1975, instructeur avion, ULM et planeur, qualif montagne roues et skis (1981)
Ces derniers points n'ont strictement aucune utilité dans le débat sur le sujet
mais comme certains s'en servent comme argument, j'ai tout jeté.
Faites le tri !!!!

Posted: Tue 12 Jul, 2011 22:45
by raf
Hello,

Recemment je suis parti pour Atterrir sur une piste située au n85.00.0. La mto ne nous a pas permis de rentrer à ceterrain et une fois en route pour l'aeroport de degagement le vent soufflait a des rafales trop fortes de ein travers. Nous avons de ider de nous derouter vers une piste americaine situee en pays ni canadien ni americain. Apres une discussion avec les sutorites locales le cas etait regle. Car pour des raisons de securite nous avons choisi cette option. alors non je ne pense pas que cela aurait ete de meme aux states. Ce recit represente la france dans son grand art tel que je l'ai quitte voici 10 ans et qui ne change pas. C'est quand meme dommage quand je vois le potentiel et l'heritage aero de ce pays :(((

Raf

Posted: Wed 13 Jul, 2011 07:24
by chuck
bah pour l'heure, je suis en train de préparer un mini tour de france..
rien d'exceptionnel, sauf la région parisienne.
de la classe A de partout, faut voler bas.. des agglomérations avec des gendarmes aux jumelles: faut voler haut, ou en dehors des agglomérations.
Tu passes au mauvais endroit: 11€ d'amende (survol de la ville), 800€ pour un passage en classe A (1200 ft le plancher, sans compter les aberrations qui vont avec).
En gros, rien n'ai fait pour simplifier la vie du pilote VFR. Je serais en IFR, je pourrais courrir tout droit, survoler Paris tranquillement, etc... Bref, deux poids, deux mesures.
D'ailleurs, en regardant les espaces aeriens de washington, los angeles et autres.. pas de classe A, pourtant ce ne sont pas coins où la circulation aéro manque.

Pour vous donner un exemple: un de nos instructeur club, qualif IFR vait un vol IFR dans la région, l'arrivée IFR sur le terrain oblige a passer dans une Zone P... personne ne reléve l'incohérence. Il fait le même itinéraire en VFR, passe 1NM dans la Zone P, les gendarmes à l'arrivée, heureusement, pas de retrait de licence.... mais personne à la DGAC ne vient poser la question de savoir pourquoi on peut le faire en IFR, mais pas en VFR... parait qu'on est controlé... je savais pas que le controle pouvait empecher un terroriste d'aller vouloir visiter une centrale nucléaire. :roll:

Bref, cela devient de plus en plus décourageant de voler en France.
Pour mon vol de ce WE, j'en suis à 15pages de NOTAM... :roll: , 6 de supplément AIP... et encore, je ne suis pas sur de l’exhaustivité du résultat (la DGAC ne s'engage pas là dessus...).
Une organisation de l'espace aerien à faire palir un puzzle mille pieces dans certains coin...

Alors, on a bien la FFA, qui gueule un peu de temps en temps.. mais elle a souvent une guerre de retard :(. Hormis celle-ci, les pilotes VFR n'ont aucun moyen de se faire entendre auprès des grandes instances.

Par moment, on rigole des systémes dit archaïques de qui sont de l'autres coté de la méditerranée... bon, dés fois il est vrai que cela frise le ridicule, mais nous, nous faisons exactement l'inverse, ce qui est tout aussi risible.

Nos juges, ministres et autres, ne voient que l'intérieur cuir de leurs avions privés, alors pour eux, un gars qui vole avec un casque sur les oreilles, une cartes sur le coin des genoux et une boussole dans le coin de l'oeil, c'est forcément un terroriste. Et pour lutter contre ceci... c'est connu, on créé une zone P, barrière infranchissable, aux contours aussi discornue qu'imaginaires, posée ainsi, dans la nature... et vaillement indiquée sur la carte, et dans un petit livret on vous dit clairement ce qu'il s'y passe :). Le terroriste sait où attaquer, l'étourdit ou le ne peut faire autrement lui, sera attaqué au porte monnaie.

Enfin, perso, je pense que sur certains cas, si j'ai une coquille du style (venir te chercher des broutilles alors que tu t'es posé sur l'autourte suite à une panne moteur), j'attaquerai le système à grand coup de tribunal administratif et d'attaque médiatique...