Salut Hugo.
Pour revenir à l'essence du post, je me crois assez bien placé pour commenter. Venant tout juste de passer au travers de cette épreuve.
Je ne me cache pas pour dire qu'en terme de pratique, la roue de queue est ce qui le plus difficile que j'ai du faire à date, plus difficile que les flottes.
Mais à chaques heures de pratiques, ça rentre et ça rentre vite.
Tout d'abord, je vais humblement dire que le Tail Wheel c'est vraiment plus difficile voir plus d'attention que le train conventionnel.
La difficulté vient du fait que centre de gravité se trouve à l'arrière des roues principales. Ce qui a pour effet que dès que le devant touche, la queue est par défaut projetée en bas , ce qui augmente l'angle d'attaque et c'est ce qui fait immédiatement redécoller l'appareil.
Puis on ajoute notre réflex de vouloir tirer pour cabrer et la panique s'emplifie très rapidement.
Pour faire un bon 3 points il faut pratiquement décrocher notre atterrissage sinon c'est une cession de rebonds qui commence..
De plus la queue de l'appareil ne veut pas demeurer en arrière par elle même, ce qui fait que l'on doit travailler vraiment fort du palonnier en '' Modulant '' constamment.
L'effet de torque et le souffle de l'hélice n'est pas du tout négligeable.
Puis pour aider, tant que la queue n'est pas par terre, on n'a pas d'aide de la roue de queue. et pour ajouter à la difficultée, avec du bon Cross-Wind et bien on va tenter de faire un 2 points un boutte, alors il ne faut pas faire planter du nez l'appareil non plus.
Il ne faut pas penser au coût des réparations d'une hélice et au pas variable si l'on pique du nez...
De plus, on va même jusqu'a aller freiner d'une roue histoire de donner plus de '' Palonnier '' à notre mouvement. Et si l'on change fortement de direction, on doit s'aider avec les ailerons de l'appareil pour ne pas qu'elle bascule ou que le vent ne nous renverse.
De plus, il faut couper la puissance le plus rapidement possible dès que l'on est certain de notre coup , sinon on fait durer notre supplice et on peut provoquer plus de troubles.. Ce qui est tout le contraire en nose wheel.
Bien maîtriser son Tail wheel est tout ce qu'il y a de plus aviation. Nos connaissances et nos capacitées sont mises à l'épreuve.
Tout comme notre rapidité à prendre des décisions et les bonnes.
Et comme toute formation pratique, le fait de pouvoir coller le plus la pratique n'est que bénifique.
Par contre ça s'apprends et seul la pratique et de bons conseils vont nous faire parvenir à de bons résultats.
Je lêve mon chapeau à tous les pilotes qui font du Tail-wheel car ils doivent vraiment '' Piloter leur appareil ''.
Bob,
qui grace au Caddy est ambidextre sur le manche.