PlasticMan wrote:mrenaud wrote:
Si le plan de départ ne fait pas de sens, il ne vaut pas la peine de voler (ie: s'il faut pousser les règles et/ou l'avion et/ou le pilote) afin de pouvoir se rendre a destination. Il arrive parfois que tout fais du bon sens avant de décoller et des situations se présentent. C'est la qu'on acquiert l'expérience.
J'aime bien cette réflexion: c'est pas la peine de se mettre volontairement dans le trouble dans le but d'élargir sa zone de confort. Ça viendra bien assez vite de façon accidentelle de toute manière.
Merci!
Charles
J'aime bien cette réflexion moi aussi. Merci mrenaud pour tes précisions, ton expérience me guide grandement.
La difficulté demeure toujours la même. Plusieurs te diront ne fais pas çi, ne fait pas ça, ne va pas te mettre dans le trouble, etc....Je sais qu'il faut considérer nos annotations IFR comme des licenses pour apprendre. Mais il faut aussi savoir mesurer le moment ou on est prêt à gravir un autre marche. Le plus difficile est de mesurer la hauteur de cette marche. Pensant parfois gravir une petite étape et acquérir une goutte d'expérience supplémentaire avec une météo spécifique, on rencontre des éléments au-delà de ce qu'on avait prévu et la marche qu'on voulait monter peut devenir un mur infranchissable.
Mais si j'écoutais certains pilotes, j'en serais pas encore à mon premier solo.

Chacun mesure sa tolérance aux risques supplémentaires lorsqu'on veut affronter des éléments qui demandent
des compétences qu'on a, mais qu'on n'a jamais utilisées.
Depuis que j'ai recommencé à piloter, (18 mois) après 22 ans d'arrêt, j'ai franchi les étapes (retour au vol, vol de nuit, cross-country, IFR, commercial) selon un rythme qui me conviens parfaitement. Et c'est sûrement différent pour chaque pilote. Chaque fois que j'ai utilisé de nouvelles compétences acquises ultérieurement pour la première fois, je me suis dit: "j'étais prêt pour ça" et se fût une très belle expérience chaque fois.
Que se soit, un gros vent de travers sur une piste en gravier comme à Waskaganish, que se soit simplement ce voyage dans le Nord avec 500nm à franchir, ou de petite piste comme Lac-aux-sables, etc... jamais j'ai pensé: "ouff! je l'ai eu de justesse! même s'il y avait place à amélioration.
L'aviation est une question de confiance, moins on en fait moins on a confiance pour en faire. Je continu à poser les marches en avant de moi une à une et quand je suis prêt, je met le pied dessus. Même s'il faut parfois un petit coup de pied au derrière pour le faire.
En aviation la formation est un élément primordial. J'ai récemment débuté mon commercial et j'ai retourné au principe de base (virage 45 et 60 degrés, vol lent, décrochage, vrille) en double commande et en solo. Rien de mieux pour vous remettre en selle. Lorsque j'avais fait ces manoeuvres (il y a 25 ans) j'avais à peine quelques heures de vol, maintenant avec beaucoup plus d'expériences, la compréhension et l'assimilation est bien différente. Il y a 25 ans j'avais hâte de m'en débarasser, maintenant j'en redemande. J'aurais dû faire ça bien avant et je me fais un devoir de mis remettre annuellement.
René